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L’Union européenne prévoit de mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements d’ici 2035 pour accélérer le développement des énergies renouvelables et des technologies propres dans les pays du sud de la Méditerranée.
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Le programme vise notamment la création de 15 GW de nouvelles capacités énergétiques et plus de 100 000 emplois dans les filières vertes.
L’Union européenne franchit une nouvelle étape dans sa stratégie énergétique régionale. Le mardi 09 juin, Bruxelles a lancé le programme « Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation » (T-MED), un dispositif destiné à renforcer la coopération énergétique entre les deux rives de la Méditerranée.
Au cœur de cette initiative figure un objectif financier ambitieux : mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements publics et privés d’ici 2035.
Pour y parvenir, l’Union européenne met à disposition plus de 5 milliards d’euros de garanties à travers le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), avec l’objectif d’attirer davantage de capitaux privés.
Les financements cibleront principalement les centrales solaires, les parcs éoliens, les infrastructures électriques, la production d’hydrogène vert ainsi que les technologies industrielles propres.
Selon les projections de la Commission européenne, le programme pourrait permettre le développement d’environ 15 gigawatts de capacités renouvelables supplémentaires et générer plus de 100 000 emplois dans la région.
Cette stratégie repose sur un constat économique et énergétique. La région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à près de 2 300 GW, soit plus du double des capacités actuellement installées dans l’Union européenne.
Les coûts de production de l’électricité solaire et éolienne y sont également inférieurs de 30 à 40 % à ceux observés en Europe.
Au-delà de la transition climatique, Bruxelles poursuit un objectif de sécurité énergétique. La diversification des sources d’approvisionnement doit réduire l’exposition de l’Europe aux chocs sur les marchés des hydrocarbures tout en favorisant l’émergence de nouvelles chaînes de valeur industrielles autour des technologies vertes.
Les premières étapes opérationnelles du programme sont attendues dès cette année avec la mise en place de la plateforme T-MED, tandis que les premières coopérations industrielles devraient démarrer à partir de 2027.
Pour l’Union européenne, l’enjeu consiste désormais à transformer ce potentiel énergétique en projets concrets capables de soutenir la croissance, l’emploi et la décarbonation de part et d’autre de la Méditerranée.
DecryptEco
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