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RDC : l’EGC lance une campagne de formalisation de l’exploitation artisanale pour renforcer la traçabilité et les recettes minières

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  • La campagne prévoit l’intégration progressive des mineurs artisanaux dans des zones d’exploitation encadrées, sécurisées et contrôlées par l’État.

  • Entre 1,5 et 2 millions de creuseurs interviennent dans la filière cobalt, qui représente entre 15 % et 30 % de la production congolaise du métal utilisé dans les batteries et les technologies de transition énergétique.

L’Entreprise Générale du Cobalt (EGC), société publique chargée de l’encadrement et de la commercialisation du cobalt artisanal, a annoncé, le mercredi 10 juin 2026, le lancement d’un programme destiné à faire basculer progressivement les activités artisanales vers un système légal, organisé et traçable.

Concrètement, la démarche repose sur la création de « carrés miniers viabilisés », c’est-à-dire des zones officiellement aménagées où les coopératives agréées pourront travailler sous supervision technique. Selon le communiqué de l’entreprise, ces sites devront appliquer des normes de sécurité, de traçabilité et de gouvernance destinées à réduire l’exploitation clandestine et les circuits informels.

Cette campagne concerne un segment majeur de l’économie minière congolaise. D’après les statistiques reprises dans ledit communiqué, près de 3 millions de mineurs artisanaux exercent leurs activités à travers le pays.

Parmi eux, entre 1,5 et 2 millions interviennent directement dans la filière cobalt. Cette production artisanale représente entre 15 % et 30 % du cobalt extrait en RDC, premier producteur mondial de ce minerai stratégique utilisé dans les batteries rechargeables, les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

L’objectif poursuivi est double. D’une part, renseigne la note, améliorer les conditions de travail des exploitants artisanaux en renforçant les exigences de sécurité et en limitant le recours au travail des enfants. D’autre part, poursuit la source, permettre une meilleure identification des volumes produits afin de réduire les pertes liées à la contrebande et aux exportations non déclarées.

Le communiqué évoque à ce titre un manque à gagner estimé à près d’un milliard de dollars par an pour les finances publiques.

Cette orientation s’inscrit dans la mission confiée à l’EGC depuis sa création.

En effet, l’entreprise publique dispose de l’exclusivité de l’achat et de la commercialisation du cobalt artisanal et développe depuis plusieurs mois des sites pilotes destinés à servir de modèle pour une exploitation artisanale répondant aux standards internationaux de traçabilité.

Les responsables de l’entreprise mettent également l’accent sur la formation des coopératives, l’amélioration de la rémunération des exploitants et le suivi des minerais depuis leur extraction jusqu’à leur exportation.

L’EGC estime cependant que la formalisation ne consiste donc pas uniquement à encadrer l’activité minière artisanale.

Elle vise également à intégrer une partie importante de la production congolaise de cobalt dans des chaînes d’approvisionnement capables de répondre aux exigences croissantes des industriels internationaux en matière de transparence, de responsabilité sociale et de traçabilité des minerais critiques.

DecryptEco

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