Accueil Entreprises Afrique : 82 % des grandes entreprises expérimentent déjà l’IA, mais les investissements restent limités à 2 % du chiffre d’affaires (PwC)
Entreprises

Afrique : 82 % des grandes entreprises expérimentent déjà l’IA, mais les investissements restent limités à 2 % du chiffre d’affaires (PwC)

Partager
Partager
  • En Afrique, 82 % des grandes entreprises participent déjà à des projets pilotes liés à l’intelligence artificielle.

  • Malgré cette dynamique, les investissements consacrés à l’IA restent inférieurs à ceux observés dans les économies les plus avancées.

L’intelligence artificielle poursuit sa progression au sein des grandes entreprises africaines. Selon le rapport « Decoding ROI from AI in Africa » récemment publié par PwC, 82 % des entreprises du continent participent déjà à des projets pilotes liés à l’IA.

Ce taux se rapproche de celui observé dans les pays leaders de cette technologie, où 88 % des entreprises expérimentent déjà des solutions basées sur l’intelligence artificielle.

L’étude s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 1 217 dirigeants d’entreprises dans le monde, dont 85 grandes entreprises africaines. Parmi les sociétés interrogées, 76 % affichent un chiffre d’affaires supérieur à un milliard de dollars et 91 % sont cotées en bourse.

Si l’adoption progresse, les investissements demeurent toutefois relativement modestes. Les grandes entreprises africaines consacrent en moyenne 2 % de leur chiffre d’affaires à l’intelligence artificielle, contre 5 % pour leurs homologues opérant dans les économies les plus avancées en matière d’adoption de cette technologie, notamment les États-Unis, la Chine, l’Allemagne et la France.

Selon PwC, ce niveau d’investissement relativement faible s’explique par plusieurs contraintes auxquelles les entreprises africaines ont été confrontées ces dernières années, notamment la volatilité économique, les changements réglementaires, les déficits d’infrastructures et les tensions géopolitiques.

Dans ce contexte, de nombreuses organisations privilégient la résilience et la préservation de leurs performances à court terme plutôt que les transformations structurelles de long terme.

La marge de progression demeure importante. Seules 32 % des entreprises africaines interrogées estiment que leurs investissements actuels dans l’IA sont suffisants pour atteindre leurs objectifs stratégiques, contre 55 % dans les pays les plus avancés dans ce domaine.

Les premiers résultats économiques sont néanmoins déjà visibles. Près de 23 % des dirigeants africains interrogés déclarent avoir enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires grâce à l’IA au cours des douze derniers mois, tandis que 25 % signalent une réduction des coûts opérationnels.

Ces gains proviennent essentiellement de l’automatisation des fonctions de support, notamment les ressources humaines, la comptabilité, les services juridiques et certaines opérations administratives.

PwC estime toutefois que le principal potentiel de l’intelligence artificielle en Afrique réside dans sa capacité à stimuler la croissance économique.

Le rapport souligne que cette technologie peut faciliter l’accès à des marchés encore peu desservis, améliorer les chaînes de valeur et favoriser l’émergence de nouveaux produits et modèles économiques dans des secteurs tels que la finance, l’énergie, la santé, la logistique ou encore l’agriculture.

L’étude met également en évidence un retard africain dans ce que PwC appelle la « convergence sectorielle », c’est-à-dire l’utilisation de l’IA pour créer des synergies entre différents secteurs d’activité. L’Afrique obtient un score moyen de 5,8 sur 10 dans ce domaine, contre 7,1 sur 10 pour les pays leaders de l’IA. Or, plusieurs défis majeurs du continent, comme l’inclusion financière, l’accès à l’énergie, la productivité agricole ou encore les services de santé, reposent précisément sur l’interconnexion croissante entre plusieurs secteurs économiques.

Le rapport souligne enfin que les travailleurs africains apparaissent particulièrement réceptifs à cette transformation. Selon une précédente enquête de PwC, 64 % des employés africains ont utilisé l’IA dans leur travail au cours des douze derniers mois, contre une moyenne mondiale de 54 %. Par ailleurs, 76 % estiment que cette technologie améliore la qualité de leur travail et 72 % s’attendent à une hausse de leur productivité dans les trois prochaines années.

DecryptEco

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *