Accueil Finance RDC : au 28 mai, les régies financières ont mobilisé 1.994,6 milliards CDF, contre 3.663,9 milliards CDF de dépenses publiques
Finance

RDC : au 28 mai, les régies financières ont mobilisé 1.994,6 milliards CDF, contre 3.663,9 milliards CDF de dépenses publiques

Partager
Partager
  • Les régies financières ont mobilisé 1.994,6 milliards de CDF de recettes au 28 mai 2026, avec une contribution dominante de la DGI.

  • Les dépenses publiques ont atteint 3.663,9 milliards de CDF sur la même période, révélant un écart important entre les ressources mobilisées et les besoins de financement de l’État.

Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé 1.994,6 milliards de CDF de recettes au 28 mai 2026, tandis que les dépenses publiques se sont établies à 3.663,9 milliards de CDF.

Ces chiffres ressortent de la récente note de conjoncture économique publiée par la Banque centrale du Congo (BCC).

Dans le détail, la Direction générale des impôts (DGI) a généré 974,3 milliards de CDF, soit près de 49 % des recettes totales.

La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a contribué à hauteur de 581,6 milliards de CDF, tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a mobilisé 438,6 milliards de CDF.

Du côté des dépenses, les décaissements de l’État se sont élevés à 3.663,9 milliards de CDF. Les salaires des agents et fonctionnaires ont représenté le principal poste de dépenses avec 1.157,7 milliards de CDF, auxquels se sont ajoutés 37,2 milliards de CDF consacrés aux frais financiers.

Pour les experts des finances publiques, cette photographie budgétaire illustre à la fois les progrès réalisés dans la mobilisation des recettes intérieures et les défis persistants liés à la soutenabilité des finances publiques.

Malgré l’amélioration des performances des régies financières observée ces dernières années, le niveau des dépenses demeure structurellement élevé en raison du poids de la masse salariale, des impératifs sécuritaires et des investissements publics.

Les analystes estiment que le renforcement de l’assiette fiscale, la digitalisation du recouvrement et l’amélioration de la qualité de la dépense publique resteront des leviers essentiels pour réduire les déséquilibres budgétaires et préserver la stabilité macroéconomique.

Dans un contexte marqué par la mise en œuvre du programme soutenu par le FMI, la capacité de l’État à accroître durablement ses recettes internes apparaît plus que jamais comme un enjeu central pour financer le développement sans accroître excessivement le recours à l’endettement.

DecryptEco

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *