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Sur 8 522 candidatures enregistrées dans cinq entreprises publiques, 1 795 ont franchi la première étape de sélection, soit 21 % du total.
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Les épreuves écrites débuteront le 5 novembre 2026. Une note minimale de 70 % sera exigée pour accéder aux entretiens.
Le ministère du Portefeuille de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, le mardi 27 octobre 2026, les résultats de la première phase du processus compétitif de recrutement des mandataires publics.
Sur 8 522 candidatures enregistrées pour 47 postes à pourvoir, seules 1 795 ont été retenues à l’issue de l’examen des dossiers, selon un communiqué officiel du ministère.
Cette première vague concerne cinq entreprises stratégiques : la Société nationale d’électricité (SNEL), la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), la Régie des voies aériennes (RVA) et l’Office national des transports (ONATRA).
Une sélection qui écarte près de 79 % des candidatures
Avec 8 522 dossiers pour 47 postes, le processus enregistre une moyenne de 181 candidatures par poste à pourvoir.
La première sélection a éliminé 6 727 candidatures, ramenant à environ 38 le nombre moyen de dossiers encore en compétition par poste.
Cette présélection résulte d’un contrôle de recevabilité et d’une analyse documentaire réalisés par un cabinet international spécialisé, sous la supervision du Comité de recrutement des mandataires publics (CRMP).
Le ministère précise également que 795 candidatures proviennent de l’étranger, tandis que les femmes représentent 1 101 candidatures, soit 13 % du total.
Cette faible représentation féminine soulève la question de l’accès des femmes aux fonctions dirigeantes des entreprises publiques.
La méritocratie à l’épreuve des nominations
Au-delà de la compétition, cette procédure pose une question fondamentale : comment faire du mérite le principal critère d’accès aux responsabilités publiques ?
Dans les entreprises concernées, les dirigeants interviennent dans des secteurs essentiels à l’économie nationale : électricité, eau, transport ferroviaire, infrastructures aéroportuaires et logistique.
Leur compétence influence directement la qualité des services, la gestion des ressources financières et la capacité d’investissement de ces établissements.
Pour les spécialistes de la gouvernance publique, la méritocratie suppose davantage qu’une sélection sur dossier ou qu’un examen écrit.
Elle nécessite des critères d’évaluation vérifiables, une appréciation objective des compétences et une protection du processus contre les interférences politiques.
La véritable épreuve sera donc la correspondance entre les résultats des évaluations et les nominations définitives.
Des épreuves écrites dès le 5 novembre
Selon le calendrier communiqué, les 1 795 candidatures retenues recevront leurs convocations par courrier électronique à compter du 28 octobre 2026.
Les évaluations écrites se dérouleront en ligne à partir du 5 novembre.
Seuls les candidats ayant obtenu au moins 70 % pourront accéder, après examen de leur dossier, aux entretiens devant un panel d’experts.
Cette dernière étape permettra d’identifier les profils à proposer pour les fonctions de mandataires publics.
Pour le Gouvernement, l’objectif annoncé est d’améliorer la gouvernance et les performances des entreprises publiques.
L’efficacité de cette réforme se mesurera toutefois à la transparence des nominations et, surtout, aux résultats obtenus par les futurs dirigeants dans la gestion des entreprises placées sous leur responsabilité.
DécryptEco | RDC & Afrique
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