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DRC Gold Trading : le nouveau Conseil d’administration entre en scène

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  • Le nouveau Conseil d’administration de DRC Gold Trading SA a officiellement pris ses fonctions vendredi 25 septembre 2026 à Kinshasa, deux semaines après l’ordonnance présidentielle reconduisant Vagheni Pay-Pay à la présidence et Joseph Maombi Kazibaziba à la Direction générale.

  • Cette installation intervient au moment où l’entreprise publique veut fortement augmenter les volumes d’or artisanal captés par le circuit officiel : elle vise entre 15 et 18 tonnes en 2026, face à une production artisanale déclarée de seulement 2,32 tonnes à l’échelle nationale en 2025.

Le nouveau Conseil d’administration de DRC Gold Trading SA est désormais en fonction. Nommés par ordonnance présidentielle du 11 septembre 2026, ses membres ont été officiellement investis, le vendredi 25 septembre 2026 à Kinshasa, lors d’une cérémonie conduite par le vice-président du Conseil supérieur du Portefeuille, représentant la ministre du Portefeuille, Julie Shiku.

La nouvelle configuration maintient Vagheni Pay-Pay à la présidence du Conseil d’administration et Joseph Maombi Kazibaziba à la Direction générale.

Séraphin Opango Ngumbu Okese prend la Direction générale adjointe, en remplacement de Cyprien Birhingingwa.

Franck Kapenda Mutshaka et Olivier-Étienne Tshisekedi Ilunga rejoignent également le Conseil comme représentants respectifs de la Gécamines et du Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), aux côtés d’Erick Kabanda Byamungu. L’ordonnance présidentielle avait confirmé l’essentiel de cette architecture dirigeante dès le 11 septembre.

Ces entrées traduisent aussi la structure du capital de DRC Gold Trading. L’État congolais détient 55 % de l’entreprise, le FOMIN 30 % et la Gécamines 15 %.

Anciennement Primera Gold DRC, la société a adopté sa dénomination actuelle en novembre 2024 avec pour mission de canaliser davantage l’or artisanal vers les circuits officiels, d’en assurer la traçabilité et de réduire la fraude.

La continuité au sommet intervient cependant dans une phase d’accélération opérationnelle. DRC Gold Trading affirme avoir exporté 3,5 tonnes d’or en 2025 et vise entre 15 et 18 tonnes en 2026, pour près de 2 milliards USD à rapatrier dans l’économie formelle.

Reuters rapportait en mars un objectif d’au moins 15 tonnes, avec la Banque centrale du Congo comme acheteur prioritaire d’une partie de l’or collecté pour constituer les réserves nationales.

Le changement d’échelle reste considérable. Les statistiques du ministère des Mines font état de 2 320,22 kg d’or artisanal officiellement produits en RDC en 2025. Atteindre 15 tonnes signifierait donc faire entrer dans le circuit formel des volumes représentant plus de six fois cette production déclarée. L’entreprise veut parallèlement porter sa captation à 50 tonnes par an à l’horizon 2030.

Le Groupe d’experts des Nations unies avait déjà estimé, dès l’époque de Primera Gold, que ce mécanisme pouvait accroître les exportations officielles, tout en relevant que sa réussite exigeait une gouvernance solide et l’adhésion des acteurs de la filière.

La Banque mondiale insiste également sur l’accélération de la formalisation de l’exploitation artisanale en RDC.

Pour le nouveau Conseil, la production devient ainsi un indicateur central : rapprocher progressivement les tonnes effectivement collectées, tracées et commercialisées du potentiel aurifère artisanal qui échappe encore largement aux statistiques officielles.

DecryptEco | RDC & Afrique

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