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RDC : le Gouvernement met 30 nouveaux bus à la disposition de TRANSCO

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  • Le Gouvernement a remis, ce mardi 25 août 2026, 30 nouveaux bus Mercedes-Benz à TRANSCO. Cette dotation porte à 180 le nombre de véhicules déjà réceptionnés sur les 230 prévus.

  • Si cette acquisition renforce immédiatement la capacité de transport, la question de la maintenance et du modèle économique de TRANSCO reste centrale pour éviter une trop forte dépendance aux subventions publiques.

Le Gouvernement congolais poursuit le renforcement du parc automobile de TRANSCO. Le mardi 25 août 2026, à Limete, le Vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, a officiellement remis 30 nouveaux bus Mercedes-Benz à la société publique de transport.

Assemblés à Kinshasa par Suprême Automobile dans le cadre d’un partenariat public-privé, ces véhicules portent à 180 le nombre de bus déjà réceptionnés sur les 230 prévus. Selon le directeur général de TRANSCO, Jérémie Kilubu Matondo, leur mise en exploitation devrait intervenir dans les 48 heures.

La plus grande partie de cette nouvelle flotte sera affectée à Kinshasa, où la demande de transport collectif reste importante.

TRANSCO prévoit également d’étendre sa desserte interurbaine avec les lignes Bandalungwa-Lufu, vers le Kongo Central, et Camp Luka-Kenge, dans le Kwango.

La maintenance au cœur de la pérennisation

La remise de nouveaux véhicules répond à un besoin immédiat, mais leur durée de vie dépendra surtout de la qualité de la maintenance. Les analyses de la Banque mondiale sur le transport urbain en Afrique montrent que plusieurs sociétés publiques ont vu leurs flottes se dégrader rapidement faute de pièces de rechange, d’entretien régulier et de ressources suffisantes pour couvrir les charges d’exploitation.

Une maintenance préventive permet notamment de réduire les immobilisations prolongées, les réparations coûteuses et la consommation excessive de carburant.

Pour TRANSCO, l’enjeu sera donc de disposer d’un mécanisme permanent de suivi technique des véhicules, avec des ateliers fonctionnels, un stock régulier de pièces et un budget clairement affecté à l’entretien.

Cette question rejoint directement celle du modèle économique de l’entreprise. TRANSCO a connu ces dernières années plusieurs tensions liées notamment aux retards de salaires et à l’irrégularité de certains appuis financiers de l’État.

En mars 2026, le Gouvernement avait notamment annoncé 3 millions USD pour contribuer à l’apurement d’arriérés salariaux.

Les spécialistes du transport public considèrent qu’un opérateur durable doit avoir une connaissance précise de ses coûts d’exploitation, de maintenance et de renouvellement, tout en disposant de recettes suffisamment prévisibles.

Pour TRANSCO, cela suppose de préserver sa mission sociale tout en améliorant progressivement ses ressources propres. Une meilleure collecte des recettes, la digitalisation du paiement, la maîtrise des coûts d’exploitation et une gestion rationnelle des lignes peuvent contribuer à réduire la pression exercée sur les finances publiques.

Les 30 nouveaux bus constituent ainsi un renforcement concret de l’offre de transport. Leur impact réel dépendra cependant de leur capacité à rester durablement en circulation et de l’aptitude de TRANSCO à construire un modèle économique moins exposé aux variations des subventions de l’État.

DecryptEco

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