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À fin juin 2026, le ministère des Finances avait engagé 2 832,7 milliards CDF sur une enveloppe annuelle de 5 511,2 milliards, soit 51,4 %.
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La Justice présente une situation plus atypique : 173,2 milliards CDF d’engagements pour 111,9 milliards budgétisés, portant son taux à 154,8 %.
L’exécution du budget 2026 fait apparaître deux trajectoires très différentes pour les ministères des Finances et de la Justice. Selon le Plan d’engagement budgétaire du troisième trimestre publié le 7 juillet par le ministère du Budget, la situation arrêtée au 29 juin montre que les Finances avaient déjà engagé 51,4 % de leur enveloppe annuelle, tandis que la Justice dépassait le montant inscrit au budget voté.
Pour les Finances, les engagements atteignent précisément 2 832,7 milliards CDF, contre un budget de 5 511,2 milliards CDF. Il restait ainsi environ 2 678,4 milliards CDF disponibles sur cette enveloppe à la date du document.
Le niveau observé correspond donc à un peu plus de la moitié des crédits annuels après six mois d’exercice.
Le poids budgétaire du ministère s’explique aussi par l’étendue de ses compétences. Les Finances interviennent notamment dans la mobilisation et la gestion des ressources publiques, la dette, la comptabilité de l’État ainsi que l’ordonnancement des dépenses.
Son exécution constitue ainsi un maillon important dans le fonctionnement de l’ensemble de la chaîne financière de l’État.
La situation de la Justice et Garde des Sceaux retient davantage l’attention. Sur 111,9 milliards CDF votés pour 2026, les engagements atteignaient déjà 173,2 milliards, soit 154,8 %. Le tableau fait ainsi ressortir un disponible négatif de 61,3 milliards CDF.
Ce chiffre doit toutefois être lu avec prudence. Un engagement budgétaire ne signifie pas que l’argent a déjà été payé. Il correspond à une étape de la chaîne de la dépense par laquelle l’administration crée ou constate une obligation susceptible d’entraîner ultérieurement un décaissement.
Le dépassement observé à la Justice signale donc surtout une forte pression des engagements sur l’enveloppe initialement votée. Le document ne précise pas, à lui seul, l’origine de cet écart ni les éventuelles opérations de régularisation ou de réallocation.
À l’échelle du périmètre couvert par ce Plan d’engagement, qui exclut notamment les dépenses financées sur ressources extérieures et certaines dépenses propres aux provinces ; 20 082,1 milliards CDF étaient engagés sur 37 336,1 milliards, soit environ 53,8 % à fin juin.
Cette photographie intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) juge les perspectives budgétaires congolaises de 2026 globalement gérables, mais insiste sur le renforcement du contrôle des dépenses, la transparence budgétaire et la prévention des arriérés.
Les administrateurs du FMI appellent également à réduire le recours aux procédures d’urgence.
Pour la Justice, le taux de 154,8 % constitue donc moins une mesure des paiements déjà effectués qu’un indicateur à surveiller sur la maîtrise des engagements et leur couverture budgétaire au cours du second semestre.
DecryptEco
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