Le gouvernement congolais examine plusieurs options destinées à transformer la SNEL S.A., dans un contexte marqué par de fortes contraintes techniques et financières. À ce jour, l’entreprise publique fait face à des infrastructures vieillissantes, des pertes élevées et un niveau d’endettement important, autant d’éléments qui limitent sa capacité à répondre à la demande nationale en électricité.
Le cadre de cette réflexion s’inscrit dans la loi de 2014 sur le secteur de l’électricité, qui vise à libéraliser le marché, garantir un accès universel à l’énergie à l’horizon 2040 et attirer les investissements nécessaires au développement des infrastructures. Mais les défis persistent, appelant à des ajustements structurels.
Cependant, dans un document rendu public le jeudi 02 avril 2026, le ministère des Finances détaille les options envisagées et souligne que « la loi n°14/011 du 17 juin 2014 relative au secteur de l’électricité a inscrit notre pays dans une dynamique de réforme structurelle ».
La source met par ailleurs en lumière ce qui suit : « des infrastructures vétustes, des pertes techniques et commerciales supérieures à 35 %, un endettement estimé à près de 2 milliards USD, un faible taux de recouvrement et une gouvernance fragile », peut-on lire.
Cinq scénarios sont mis en discussion. Le premier propose une organisation interne avec séparation des activités de production, de transport et de distribution, sans changer la structure globale de l’entreprise. Le deuxième envisage la création de trois sociétés publiques distinctes, chacune spécialisée dans un segment du système électrique.
Une troisième option va plus loin en prévoyant un recentrage de la SNEL sur une zone précise, tandis que d’autres opérateurs interviendraient sur le reste du territoire via appels d’offres. Une quatrième option positionne la SNEL comme gestionnaire national du transport, chargé d’assurer l’équilibre entre l’offre et la demande. Enfin, une variante combine ce rôle avec un recentrage sur le réseau Ouest-Sud.
Les experts restent partagés. Certains saluent une démarche structurée, estimant qu’elle permet d’explorer différentes pistes sans précipitation et d’identifier des solutions adaptées aux réalités du pays. Ils considèrent que la séparation des activités ou la spécialisation des entités pourrait améliorer la gestion, la transparence et l’attractivité pour les investisseurs.
D’autres adoptent une lecture plus prudente. Ils estiment que sans réforme en profondeur de la gouvernance et des mécanismes de gestion, ces options pourraient produire des effets limités. Ils alertent aussi sur les risques liés à une fragmentation du secteur, notamment en matière de coordination et d’équité dans l’accès à l’électricité.
DecryptEco
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