Le plan de trésorerie de l’État pour le mois en cours prévoit de mobiliser 2 281,2 milliards de CDF de recettes, alors que les dépenses programmées atteignent 2 960,1 milliards de CDF. Cette différence, proche de 680 milliards de CDF, illustre d’emblée le déséquilibre structurel qui accompagne la gestion financière du pays.
Au cours du mois, le suivi de la situation financière par la Banque Centrale du Congo révèle que seulement 543,3 milliards de CDF ont été effectivement collectés, tandis que les dépenses s’élèvent déjà à 869,2 milliards de CDF. Cette situation traduit une tension réelle entre les ambitions budgétaires et la capacité de l’État à mobiliser ses ressources, dès les premiers jours du mois.
Des spécialistes en finances publiques et planification budgétaire notent que le plan de trésorerie reflète une approche méthodique et structurée, qui permet de clarifier les besoins financiers et de mieux anticiper les flux de trésorerie. Cependant, ils insistent sur le fait que la mobilisation des recettes reste fragile, et que le contrôle des dépenses est indispensable pour éviter un creusement du déficit. Ils soulignent aussi que la situation actuelle n’est pas inhabituelle dans un contexte où l’économie dépend fortement de la performance des recettes fiscales et de la discipline budgétaire.
En conclusion, les experts indiquent que la RDC affiche une stratégie budgétaire ambitieuse, mais le suivi mensuel démontre que la mise en œuvre réelle doit être surveillée avec rigueur. L’équilibre entre recettes et dépenses dépend autant de la planification que de la capacité à transformer les prévisions en recettes effectives.
DecryptEco
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