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L’APCSC et le ministère de la Formation professionnelle préparent l’intégration des compétences locales dans les grands projets d’investissement.
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Deux documents techniques identifient les besoins en formation dans les 145 territoires de la RDC et les projets structurants.
L’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) et le ministère de la Formation professionnelle poursuivent les préparatifs visant à intégrer le développement des compétences dans les grands projets d’investissement en République démocratique du Congo (RDC).
Le Directeur général de l’APCSC, Freddy Yodi Shembo, a reçu, le mardi 27 octobre 2026 à Kinshasa, le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, accompagné d’une délégation de son ministère.
Cette séance de travail était consacrée à l’application du protocole d’accord signé le 5 mai 2026 entre les deux institutions.
Au centre des échanges figurait la présentation de deux documents techniques élaborés par le ministère à la demande de l’APCSC.
Le premier porte sur l’identification des besoins en compétences professionnelles dans les 145 territoires de la RDC. Il doit permettre de mieux cerner les qualifications nécessaires au développement des activités économiques, en tenant compte des particularités de chaque territoire.
Le second document concerne l’intégration de la formation professionnelle dans les grands projets structurants du pays.
L’objectif est de créer une correspondance entre les investissements réalisés, les métiers recherchés et les formations proposées aux Congolais.
Cette démarche présente un intérêt particulier pour les projets d’infrastructures, d’énergie et de développement industriel, dont la réalisation nécessite une main-d’œuvre disposant de qualifications techniques adaptées.
À titre d’exemple, la construction d’une route, d’une centrale électrique ou d’une installation industrielle mobilise plusieurs catégories de professionnels, notamment des techniciens, des électriciens, des mécaniciens et des spécialistes de la maintenance.
Une meilleure anticipation de ces besoins pourrait favoriser la formation et le recrutement de travailleurs congolais.
Dans ce dispositif, l’APCSC dispose d’un rôle institutionnel important.
Chargée du pilotage, de la coordination et du suivi des conventions de collaboration conclues entre l’État congolais et ses partenaires privés, l’Agence intervient dans l’accompagnement de plusieurs investissements structurants.
Son implication doit faciliter la prise en compte des besoins de formation dès la préparation et pendant l’exécution des projets concernés.
Pour rappel, le protocole d’accord du 5 mai 2026 s’inscrit dans les orientations des autorités congolaises visant à renforcer la participation des compétences nationales aux grands projets de développement.
La présentation des deux documents constitue ainsi une avancée dans les préparatifs de ce partenariat.
Pour les experts, l’intérêt économique d’une telle démarche réside dans la possibilité de faire bénéficier davantage les populations congolaises des investissements réalisés sur leur territoire, notamment à travers l’accès aux qualifications et aux opportunités d’emploi.
La prochaine étape devrait consister à définir les modalités opérationnelles de cette collaboration, les projets prioritaires et les mécanismes permettant de transformer les besoins identifiés en programmes de formation accessibles aux bénéficiaires.
DécryptEco | RDC & Afrique
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