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Les projets examinés par l’ARE représentent une capacité électrique additionnelle potentielle de 2 684,8 MW.
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La gestion numérique des plaintes accompagne les mesures engagées pour renforcer la protection des consommateurs.
L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) met en avant un portefeuille de projets énergétiques évalué à 2,3 milliards USD. Sa directrice générale, Soraya Aziz-Moto, en a présenté les perspectives, le vendredi 9 octobre 2026 à Kinshasa, lors de la 12ᵉ édition d’ExpoBéton. Son intervention associe deux priorités : faciliter les investissements et améliorer la protection des usagers.
Ces projets représentent une capacité additionnelle potentielle de 2 684,8 mégawatts, soit environ 2,68 gigawatts.
Les montants annoncés correspondent aux investissements prévus dans les dossiers soumis au régulateur. Leur examen constitue une étape administrative : la mobilisation effective des financements et la réalisation des infrastructures restent nécessaires pour rendre cette électricité disponible.
Cette distinction permet de comprendre la portée du bilan présenté depuis l’arrivée de Soraya Aziz-Moto. Au cours des cent premiers jours de la nouvelle administration, l’ARE indique avoir examiné 45 projets. Parmi eux, 30 concernent la production ou l’importation d’électricité, soit deux dossiers sur trois.

Les 15 autres portent sur la commercialisation et l’accès aux réseaux. Cette répartition montre que les démarches engagées couvrent aussi l’acheminement et la vente de l’énergie. L’activité du régulateur comprend également le traitement de 12 dossiers tarifaires, l’émission de 18 avis favorables pour l’obtention de titres énergétiques et l’inspection de 16 ouvrages.
Ces interventions servent à examiner les conditions de fourniture de l’électricité et la conformité des installations. Un avis favorable fait avancer un dossier, sans signifier que le projet est déjà en exploitation. À ExpoBéton, Soraya Aziz-Moto a défendu le dialogue avec les promoteurs pour lever les obstacles qui ralentissent leurs démarches.
Cette approche accompagne l’ambition annoncée d’atteindre 62 % d’accès à l’électricité d’ici 2030. La concrétisation des projets devra donc s’accompagner de réseaux capables de desservir les ménages et les entreprises.
La modernisation concerne aussi les réclamations. Présentée le 5 octobre, la plateforme numérique de l’ARE permet aux consommateurs et aux opérateurs de déposer leurs plaintes et d’en suivre le traitement en ligne. Elle vise à faciliter les démarches et à assurer une meilleure traçabilité des dossiers.

Factures contestées, coupures ou problèmes de tension figurent parmi les difficultés concernées. Selon les explications de la directrice générale, l’usager doit d’abord solliciter son fournisseur, puis saisir l’ARE si le différend persiste.
À ExpoBéton, elle a fait état d’une vingtaine de dossiers traités et de 12 décisions rendues durant les cent premiers jours. Ces résultats permettent de suivre un autre volet de la régulation : la réponse apportée aux difficultés quotidiennes des abonnés.
DecryptEco | RDC & Afrique
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