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Afrique : Kinshasa et Brazzaville relancent la « Boucle de l’Amitié » pour renforcer leurs réseaux électriques

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  • Les deux pays prévoient d’activer le suivi bilatéral et d’actualiser les études de faisabilité.

  • Leur coopération comprend aussi Pioka-Tombe, un projet hydroélectrique d’une puissance prévue de 6 450 MW.

La République démocratique du Congo et la République du Congo veulent donner une nouvelle impulsion à leur coopération énergétique. Réunis à Kinshasa le 09 octobre 2026, les ministres Aimé Sakombi Molendo et Bruno Jean-Richard Itoua ont défini les prochaines étapes de la « Boucle de l’Amitié ».

Ce projet doit relier durablement Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa et Inga pour faciliter les échanges d’électricité entre les deux pays.

La rencontre clôture une visite de travail de deux jours du ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République du Congo. Elle prolonge l’accord signé le 6 décembre 2021 à Brazzaville. L’enjeu est désormais de traduire ce cadre de coopération en actions techniques, institutionnelles et financières.

Selon le communiqué final, les deux parties souhaitent faire de ce corridor électrique « un véritable levier d’intégration régionale pour l’Afrique Centrale ».

L’interconnexion doit permettre à leurs réseaux de fonctionner de manière complémentaire, avec pour objectifs de sécuriser les échanges d’énergie et d’améliorer l’accès des populations à l’électricité.

Des engagements à rendre opérationnels

Les ministres ont convenu de l’« Activation immédiate du Comité Ministériel et de la Commission Technique Bilatérale ». Ces organes doivent assurer le suivi des engagements. Leur mise en activité constitue une étape importante pour organiser la coordination entre les deux administrations et accompagner l’exécution de la feuille de route.

Les études de faisabilité technique et économique doivent également être actualisées et harmonisées. Elles servent à préciser les conditions de réalisation des projets et leur viabilité.

Cette étape doit donc éclairer les décisions d’investissement avant le déploiement des infrastructures. Sur le financement, Kinshasa et Brazzaville prévoient une démarche commune auprès des institutions financières internationales pour mobiliser des ressources concessionnelles et privées.

Les engagements annoncés portent ainsi sur la recherche de financements, dont dépendra la concrétisation des projets.

L’ouverture envisagée à d’autres pays, notamment l’Angola, donne à cette coopération une portée plus large. Elle reste toutefois une perspective : le communiqué prévoit la poursuite des démarches en vue d’une association ultérieure.

Pioka-Tombe : une puissance prévue de 6 450 MW

Les échanges concernent aussi l’aménagement hydroélectrique de Pioka-Tombe, situé sur le fleuve Congo, entre Kinshasa et Luozi. Dans son allocution, Aimé Sakombi Molendo rappelle que le projet a été redynamisé par le protocole signé le 26 février 2026.

Selon un communiqué du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité relayé par l’Agence congolaise de presse le 27 février 2026, ce projet porte sur une puissance de 6 450 mégawatts, soit 6,45 gigawatts.

La RDC négocie avec le cabinet italien ELC le contrat relatif aux études de faisabilité. Un comité technique paritaire et des activités conjointes de suivi sont annoncés pour les prochaines semaines. Ces étapes concernent donc encore la préparation et l’encadrement du projet.

Le volet industriel a également été examiné. Le 8 octobre, la délégation de Brazzaville a rencontré le groupement Ray Group–Congo Industrial Power et inspecté ses installations à Kingabwa.

L’évaluation des équipements et des capacités d’ingénierie doit permettre d’identifier les moyens mobilisables pour les infrastructures transfrontalières.

La finalisation des cadres contractuels, la réconciliation des comptes et l’installation de bancs de condensateurs figurent aussi parmi les chantiers cités par le ministre de la RDC. La coopération repose ainsi sur plusieurs conditions complémentaires : organiser le suivi, préciser les projets, renforcer les réseaux et réunir les financements.

DecryptEco | RDC & Afrique

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