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Afrique : Kinshasa et Brazzaville prévoient le lancement des travaux du pont route-rail en juin 2027

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  • Les deux Congo et Africa50 ont signé un protocole d’accord pour le développement du projet.

  • Les retombées commerciales dépendront aussi des connexions aux réseaux de transport et des conditions de passage à la frontière.

La République démocratique du Congo et la République du Congo prévoient de lancer, en juin 2027, les travaux du pont route-rail destiné à relier Kinshasa et Brazzaville. Un protocole d’accord relatif au développement du projet a été signé le vendredi 9 octobre 2026, à Kinshasa, entre les deux pays et Africa50, plateforme d’investissement dans les infrastructures.

La cérémonie s’est tenue en présence de Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre congolais chargé des Transports, et de John Banza Lunda, ministre des Infrastructures et Travaux publics.

La République du Congo était représentée par Jean-Jacques Bouya, vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire. Alain Ebobissé, président-directeur général d’Africa50, participait également à cette rencontre.

Le projet prévoit un ouvrage combinant une liaison routière et une liaison ferroviaire. Cette double fonction doit permettre la circulation des véhicules et des trains entre les deux capitales, avec l’objectif de faciliter les déplacements et le transport des marchandises.

Pour les entreprises, l’intérêt économique d’une telle infrastructure tient notamment à la régularité des livraisons. Des trajets plus prévisibles peuvent faciliter la gestion des stocks, réduire les délais d’approvisionnement et élargir les débouchés commerciaux de part et d’autre du fleuve Congo.

Le protocole signé porte sur le développement du projet. Les informations communiquées ne précisent toutefois ni le coût de l’ouvrage, ni la répartition du financement, ni la durée prévue du chantier.

La portée économique du projet se mesurera au coût complet du transport entre les deux marchés. Au prix du trajet s’ajouteront les éventuels péages, les formalités douanières et le temps consacré aux contrôles. Si ces charges restent élevées, elles pourraient limiter les gains attendus de la nouvelle liaison.

Les raccordements routiers et ferroviaires seront tout aussi déterminants. Un pont peut accroître la capacité de passage sans résoudre les difficultés d’acheminement en amont et en aval. Pour soutenir durablement les échanges, les experts indiquent que sa réalisation devra donc s’accompagner d’accès adaptés et d’une coordination entre les administrations frontalières.

DecryptEco | RDC & Afrique

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