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Vingt-cinq banques de 14 pays africains figurent dans le premier classement « World’s Top Performing Banks » de Forbes, qui retient 500 établissements dans 89 pays sur la base de leur rentabilité, de leurs résultats, de leur capital et de la qualité de leurs actifs.
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La RDC y est représentée par Rawbank, classée dans la catégorie des banques de 3 à 10 milliards de dollars d’actifs. Ses comptes 2025 font ressortir 6,82 milliards de dollars d’actifs, 681,8 millions de produit net bancaire et 231,6 millions de résultat net.
25 banques africaines figurent parmi les 500 établissements retenus par Forbes dans la première édition de son classement mondial consacré exclusivement aux performances financières des banques. Publié le 9 septembre avec Statista, le palmarès couvre 89 pays et se distingue des autres classements bancaires du magazine fondés sur des enquêtes auprès des clients : cette fois, les notes proviennent de données financières, notamment de S&P Capital IQ, de recherches documentaires et d’informations transmises par les banques.
L’Égypte et le Kenya comptent chacun quatre établissements dans la sélection africaine. Le Zimbabwe en place trois, tandis que le Nigeria, la Tanzanie et la Tunisie en comptent deux chacun.
L’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Gabon, le Maroc, Maurice, la Namibie et la République démocratique du Congo complètent la représentation continentale.
Le classement ne compare toutefois pas directement une banque de quelques milliards de dollars d’actifs avec un groupe mondial de plusieurs centaines de milliards. Forbes répartit d’abord les établissements en six catégories.
Les banques disposant de plus de 500 milliards de dollars d’actifs forment le premier groupe, suivies de celles comprises entre 100 et 500 milliards, 50 et 100 milliards, 20 et 50 milliards, 10 et 20 milliards, puis 3 et 10 milliards de dollars. Les performances sont ensuite évaluées au sein de ces groupes.
La rentabilité représente 30 % de la note et tient notamment compte du rendement des actifs, du coefficient d’exploitation et de la marge nette d’intérêt.
La croissance et la qualité des résultats pèsent 20 %, tandis que la solidité du capital et du financement ainsi que la qualité des actifs et l’efficacité représentent chacune 25 %.
Forbes exige également au moins trois exercices consécutifs de données financières et un minimum de 3 milliards de dollars d’actifs pour être éligible.
La RDC apparaît dans la dernière catégorie par l’intermédiaire de Rawbank. La banque a clôturé 2025 avec 6,82 milliards de dollars d’actifs. Son produit net bancaire a atteint 681,8 millions de dollars, en hausse de 32,6 %, et son résultat net 231,6 millions, soit une progression de 8,9 %. Son rendement des fonds propres s’est établi à 36,17 %, le rendement des actifs à 3,56 % et le ratio de solvabilité Bâle III à 15,09 %.
Les crédits bruts atteignaient 2,29 milliards de dollars et les dépôts 4,8 milliards.
La présence africaine est répartie sur cinq des six groupes de taille. Commercial International Bank Egypt figure par exemple parmi les banques de 20 à 50 milliards de dollars d’actifs et occupe la deuxième place de cette catégorie.
Equity Group et KCB au Kenya se retrouvent parmi les établissements de 10 à 20 milliards, tandis que NMB et CRDB en Tanzanie, Co-operative Bank et Stanbic Holdings au Kenya ainsi que Rawbank font partie de la catégorie des 3 à 10 milliards.
Les résultats attribués aux établissements zimbabwéens appellent toutefois une lecture prudente des données de taille utilisées par Forbes.
Le magazine place CBZ Bank en tête de la catégorie des banques possédant entre 100 et 500 milliards de dollars d’actifs. Or CBZ Holdings a publié pour 2025 un bilan d’environ 1,58 milliard de dollars, avec 1,07 milliard de dépôts. Ce montant serait non seulement très inférieur à la catégorie attribuée par Forbes, mais également au seuil de 3 milliards annoncé dans sa méthodologie.
Le même écart apparaît pour deux autres établissements zimbabwéens cités dans le classement. FBC Holdings affichait environ 837,5 millions de dollars d’actifs à fin 2025, selon ses résultats publiés, tandis que NMBZ Holdings en déclarait environ 355 millions.
Ces montants ne correspondent pas aux catégories de plusieurs dizaines de milliards de dollars dans lesquelles ces établissements apparaissent dans les données reproduites autour du classement.
Aucune explication publique de Forbes ou Statista sur cette différence n’a été identifiée dans les sources consultées.
Cette divergence ne concerne pas les critères de performance eux-mêmes, qui combinent plusieurs ratios sur plusieurs exercices, mais elle compte puisque la taille du bilan détermine le groupe de banques auquel chaque établissement est comparé.
Pour les autres banques africaines, le palmarès doit également être lu de cette manière : il identifie des établissements ayant obtenu de bons résultats financiers par rapport à des banques de taille comparable, et non les 25 plus grandes banques du continent ni un classement unique allant de la première à la 500e banque mondiale.
DecryptEco | RDC & Afrique
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