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RDC : le CSP demande à Equity BCDC d’apurer des salaires en retard et de restituer certains fonds au Trésor

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  • Le Comité de suivi de la paie (CSP) a demandé à Equity BCDC d’apurer les salaires partiellement versés à Ganaketi, dans le territoire de Feshi, après la suspension des opérations provoquée par des incidents ayant entraîné des dégâts matériels et la perte de fonds destinés à la paie.

  • Dans les zones difficiles d’accès où les retards persistent, notamment à Dekese, le CSP demande également le retour au Trésor des fonds immobilisés afin qu’ils puissent être confiés à des opérateurs disposant d’un dispositif plus adapté.

Le Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l’État resserre le contrôle des opérations dans les zones où le paiement des salaires reste difficile. Du 9 au 11 septembre 2026, le CSP a réuni plusieurs opérateurs de paie pour examiner les retards, les contraintes sécuritaires et les réclamations enregistrées sur le terrain.

Une partie des discussions a porté sur Equity BCDC. À Ganaketi, dans le territoire de Feshi, la paie avait été interrompue après des incidents ayant provoqué d’importants dégâts matériels et la perte de fonds affectés aux salaires.

Le CSP a demandé à la banque d’apurer les rémunérations qui n’avaient été versées que partiellement.

Le cas de Dekese illustre une autre difficulté : celle des territoires où l’accès physique aux bénéficiaires ralentit durablement les opérations.

Pour éviter que les fonds restent bloqués alors que les agents attendent leur salaire, le Comité demande à Equity BCDC, pour les situations concernées, de restituer les montants au Trésor public.

Ces ressources pourraient ensuite être réorientées vers des banques, institutions de microfinance ou coopératives disposant d’une meilleure capacité opérationnelle dans ces zones.

Le CSP veut parallèlement maintenir les contrôles d’identification des bénéficiaires et limiter les paiements manuels ou par procuration. Il demande également une disponibilité suffisante de liquidités auprès des points et agents bancaires.

Le dispositif cherche ainsi à concilier deux impératifs : rapprocher le salaire du fonctionnaire tout en conservant la traçabilité recherchée par la bancarisation.

La Caisse générale d’épargne du Congo (CADECO), récemment intégrée au circuit de la paie, fait également l’objet d’un suivi.

Le CSP a relevé des difficultés dans l’identification et le paiement de certains effectifs et prévoit de mobiliser ses antennes provinciales pour accélérer les opérations.

La CADECO dispose actuellement d’un réseau annoncé de 97 implantations à travers le pays.

La question dépasse le simple fonctionnement des banques. Dans son rapport publié début 2026, le FMI estimait que la masse salariale publique devait dépasser d’environ 19 % le niveau budgété en 2025 et représentait désormais plus de la moitié des recettes fiscales.

L’institution insiste aussi sur l’assainissement du fichier des agents publics et l’interconnexion des données administratives avec la paie.

La Banque mondiale rattache également l’identification biométrique des fonctionnaires à un meilleur contrôle des effectifs et de la masse salariale, notamment pour réduire les paiements irréguliers.

Dans ce dispositif, la difficulté reste très concrète : sécuriser l’argent public sans laisser des agents plusieurs semaines sans rémunération simplement parce que leur lieu d’affectation se trouve loin d’une agence bancaire ou dans une zone où le transport des fonds reste risqué.

DecryptEco | RDC & Afrique

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