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Le projet hydroélectrique des Portes de l’Enfer, à Kongolo dans le Tanganyika, intéresse Stargate et le groupe belge BESIX. La centrale envisagée disposerait d’une puissance de 132 MW et des études de faisabilité sont déjà disponibles.
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Pour le Tanganyika, cette capacité serait significative : elle représente près de 4,7 fois les capacités thermique et solaire recensées dans la province en 2024. L’intérêt exprimé doit toutefois encore déboucher sur un financement, des contrats et un calendrier de construction.
Le projet hydroélectrique des Portes de l’Enfer revient dans les discussions sur le développement de nouvelles capacités électriques en République démocratique du Congo. Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a reçu, le mardi 01er septembre 2026 à Kinshasa, des représentants de Stargate et du groupe belge BESIX.
Les deux entreprises ont manifesté leur intérêt pour cette centrale projetée à Kongolo, dans la province du Tanganyika.
Le site présente une capacité projetée de 132 mégawatts. Le gouvernement indique que les études de faisabilité sont disponibles et qu’une demande potentielle a déjà été identifiée, particulièrement dans le secteur industriel.
Cette dernière donnée est importante : pour une centrale de cette taille, la disponibilité de la ressource hydraulique doit être accompagnée d’une consommation suffisamment importante et régulière pour assurer l’écoulement de l’électricité produite.
À l’échelle du Tanganyika, les 132 MW changeraient sensiblement la configuration énergétique actuelle.
Le rapport annuel 2024 de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) recensait dans la province 26,8 MW de capacité thermique et environ 1 MW photovoltaïque.
La puissance annoncée aux Portes de l’Enfer représente ainsi près de 4,7 fois ces capacités combinées.
Par ailleurs, l’ARE prévient néanmoins que les capacités installées ne correspondent pas toujours à la puissance réellement disponible, plusieurs installations congolaises étant à l’arrêt ou exploitées en dessous de leur potentiel.
L’intérêt de Stargate et de BESIX ne signifie toutefois pas que le projet est déjà entré dans sa phase de réalisation. Aucun coût global, montage financier, calendrier de construction ou contrat d’achat d’électricité n’a été communiqué à ce stade.
Ces paramètres permettront de déterminer si les études disponibles peuvent effectivement être converties en chantier.
Le poids potentiel du projet apparaît aussi dans les données nationales. La RDC disposait de 3 646,5 MW de capacité installée en 2024, dont 3 216,4 MW hydroélectriques. Une centrale de 132 MW équivaudrait à environ 3,6 % de cette capacité nationale de référence.
Cette nouvelle capacité trouverait place dans un marché encore marqué par un déficit d’accès.
La Banque mondiale estime qu’environ 21 % de la population congolaise dispose actuellement de l’électricité. Le Pacte énergétique national prévoit de porter cette proportion à 62 % d’ici 2030, avec notamment une participation accrue des investisseurs privés.
Les analyses de la Banque mondiale et de l’IFC montrent cependant que les capitaux privés exigent plus qu’un potentiel énergétique : un cadre réglementaire prévisible, des acheteurs capables d’honorer les contrats et des réseaux permettant d’acheminer l’électricité jusqu’aux centres de consommation.
Pour les Portes de l’Enfer, l’intérêt exprimé par Stargate et BESIX constitue donc une première avancée.
La véritable mesure du projet viendra de sa structuration financière, de la sécurisation de ses débouchés industriels et, enfin, de la transformation des 132 MW annoncés en électricité effectivement disponible.
DecryptEco
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