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Les économies du G20 devraient porter leur taux d’électrification à 37 % d’ici 2035, contre 28 % pour les pays hors G20, illustrant une accélération de la transition énergétique mondiale.
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Pour soutenir cette évolution, les investissements mondiaux dans les réseaux électriques devront doubler au cours de la prochaine décennie afin d’accompagner le développement des énergies renouvelables et des capacités de stockage.
L’électricité devrait occuper une place de plus en plus importante dans la consommation mondiale d’énergie au cours des prochaines années.
Les économies du G20 devraient afficher un taux d’électrification de 37 % d’ici 2035, contre 28 % dans les pays hors G20, selon la nouvelle feuille de route de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
L’électrification consiste à remplacer progressivement les combustibles fossiles par l’électricité dans des secteurs comme les transports, l’industrie ou encore les bâtiments.
Lorsque cette électricité est produite à partir de sources renouvelables, elle contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en renforçant la sécurité énergétique.
Selon le nouveau rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), intitulé « Transitioning Away from Fossil Fuels: A Roadmap Based on Renewables, Electrification and Grid Enhancement », les économies du G20, qui concentrent l’essentiel de la consommation mondiale d’énergie et des émissions de CO₂, disposent d’infrastructures plus développées et de capacités d’investissement plus importantes pour accélérer cette transition.
Les pays non membres du G20 devraient également progresser, mais à un rythme plus modéré, en raison de besoins d’investissements plus élevés et de réalités économiques différentes.
L’agence souligne toutefois que cette évolution ne pourra être atteinte sans un renforcement massif des réseaux électriques.
Les investissements mondiaux dans les infrastructures de transport et de distribution d’électricité devront doubler, passant d’environ 500 milliards de dollars en 2025 à près de 1 000 milliards de dollars par an entre 2026 et 2035.
Le développement des capacités de stockage de l’énergie sera également indispensable pour intégrer davantage d’énergies renouvelables.
Au niveau mondial, l’IRENA estime que l’électricité devra représenter 35 % de la consommation finale d’énergie d’ici 2035, puis plus de 50 % à l’horizon 2050, afin de maintenir une trajectoire compatible avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.
Cette feuille de route souligne que la transition énergétique ne repose pas uniquement sur le développement des énergies renouvelables.
Elle nécessite également une électrification plus rapide des usages, des réseaux électriques plus performants et des investissements adaptés aux réalités économiques de chaque région. C’est à cette condition que les objectifs climatiques et de sécurité énergétique pourront être atteints au cours des prochaines décennies.
DecryptEco
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