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La RDC rejoint le cercle restreint des pays prioritaires de la stratégie numérique et d’intelligence artificielle 2026-2030 de la Banque mondiale.
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Plus de 500 millions de dollars de financements sont mobilisés pour déployer 11.500 kilomètres de fibre optique et étendre la connectivité à travers le pays.
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L’ambition est de permettre à plus de 30 millions de Congolais d’accéder à des services numériques de qualité et de faire du numérique un moteur de croissance inclusive.
Réunie à Kinshasa le 19 juin 2026 à l’occasion de la session d’engagement précoce du marché consacrée au futur réseau national de fibre optique, la Banque mondiale a réaffirmé l’importance stratégique de la République démocratique du Congo dans son agenda mondial de transformation numérique.
Intervenant devant les opérateurs, investisseurs et partenaires techniques réunis pour préparer le lancement du futur appel d’offres du backbone national, Albert Zeufack, représentant de la Banque mondiale en RDC, a annoncé que le pays figure parmi les bénéficiaires prioritaires de la stratégie numérique et d’intelligence artificielle 2026-2030 de l’institution, baptisée « Atebilia ».
« La Banque mondiale ambitionne de connecter un milliard de personnes à l’économie numérique mondiale, notamment en fournissant un accès au haut débit à 600 millions de personnes et des services numériques à fort impact à 400 millions d’autres. La RDC fait partie des pays prioritaires de cette initiative », a-t-il déclaré.
Cette annonce conforte la place grandissante qu’occupe la RDC dans les stratégies internationales de développement numérique. Avec une population jeune, un marché en forte croissance et des besoins considérables en matière de connectivité, le pays apparaît aujourd’hui comme l’un des territoires les plus prometteurs du continent pour l’expansion de l’économie numérique.
Le Projet de Transformation Numérique de la RDC bénéficie ainsi d’un financement combiné de 400 millions de dollars de la Banque mondiale et de 100 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD). Au cœur de ce programme figure le déploiement de plus de 11.500 kilomètres de fibre optique à travers le territoire national, l’un des projets d’infrastructure numérique les plus ambitieux jamais engagés dans le pays.
Au-delà de la construction des infrastructures, les investissements prévus visent également à renforcer les compétences numériques, moderniser les services publics, favoriser l’inclusion financière et soutenir l’émergence d’un écosystème national de l’innovation capable de répondre aux défis de demain.
L’objectif poursuivi est clair : réduire significativement le coût de l’accès à Internet, étendre la couverture mobile à 650 nouvelles communautés et localités et améliorer l’accès aux services numériques pour plus de 30 millions de Congolais. La rencontre de Kinshasa s’inscrivait précisément dans cette dynamique, en permettant aux autorités et aux partenaires du projet de recueillir les observations du secteur privé avant le lancement des procédures de sélection des entreprises chargées de la construction, de l’exploitation et de la maintenance du futur réseau national de fibre optique, qui sera structuré en quatre lots géographiques.
Cette transformation apparaît d’autant plus nécessaire que la fracture numérique demeure importante. Selon les données présentées lors de la rencontre, seuls 32 % des Congolais disposent actuellement d’un accès à Internet, tandis que moins de 21 % de la population possède un smartphone. Un contraste saisissant avec le potentiel économique et démographique du pays, qui compte l’une des populations les plus jeunes du monde.
Face à ce défi, les partenaires du programme entendent adopter une approche globale. La fibre optique constituera certes l’épine dorsale de cette transformation, mais elle sera accompagnée de réformes et d’investissements destinés à renforcer le gouvernement électronique, la cybersécurité, la protection des données, la formation aux compétences numériques avancées ainsi que l’accompagnement des startups et des entreprises innovantes.
À travers cette vision intégrée, la Banque mondiale, l’AFD et le gouvernement congolais ambitionnent de faire du numérique un puissant levier de modernisation de l’État, d’inclusion sociale et de croissance économique, tout en positionnant la RDC comme l’un des futurs pôles numériques majeurs du continent africain.
DecryptEco
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