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RDC : Tshisekedi muscle la riposte alors que le premier cas de guérison offre un signal d’espoir

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  • Félix Tshisekedi ordonne un durcissement immédiat de la riposte contre Ebola Bundibugyo alors que plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects sont recensés dans l’Est de la RDC.
  • Les autorités sanitaires annoncent toutefois le premier cas officiel de guérison depuis le début de l’épidémie, dans un contexte marqué par l’absence de vaccin homologué et les difficultés sécuritaires dans les zones touchées.

Le président congolais Félix Tshisekedi a ordonné, le mercredi 27 mai 2026, un durcissement immédiat de la riposte nationale contre l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo qui progresse dans l’Est de la République démocratique du Congo, alors que les autorités sanitaires redoutent une aggravation rapide de la crise malgré l’annonce du premier patient officiellement guéri.

Réuni à Kinshasa avec les principaux responsables sécuritaires, sanitaires et gouvernementaux, le chef de l’État a présidé une séance d’évaluation stratégique consacrée à cette 17ᵉ flambée d’Ebola recensée en RDC depuis 1976.

Selon les dernières estimations relayées par l’Organisation mondiale de la santé, plus de 900 cas suspects et environ 220 décès suspects ont déjà été signalés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au moins 101 cas ont été confirmés en laboratoire, dont 10 décès confirmés.

L’épicentre principal reste localisé dans la zone de santé de Mongbwalu, en Ituri, mais plusieurs nouveaux foyers ont été détectés ces derniers jours dans des zones urbaines et semi-urbaines, alimentant les craintes d’une propagation régionale.

Dans ce contexte particulièrement tendu, les autorités sanitaires ont annoncé le premier cas officiel de guérison enregistré depuis le début de l’épidémie, un développement perçu comme un rare signal positif dans une crise marquée par l’absence de vaccin homologué et de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo.

Les équipes médicales soulignent que cette guérison renforce l’importance du dépistage précoce, de l’isolement rapide des cas suspects et de la prise en charge intensive dans les centres spécialisés.

Face à la montée des risques, Félix Tshisekedi a exigé une accélération du déploiement des équipes médicales, des unités de traitement et des infrastructures de surveillance dans les zones affectées. Le président congolais a également demandé un renforcement immédiat du contrôle épidémiologique afin d’interrompre les chaînes de transmission communautaire qui compliquent fortement la maîtrise de l’épidémie.

Les mesures barrières devront désormais être appliquées de manière stricte dans les zones à haut risque, notamment les contrôles systématiques de température, le lavage obligatoire des mains et le renforcement des dispositifs sanitaires dans les espaces publics et les centres de santé.

Le 17 mai, l’OMS a officiellement classé l’épidémie comme une « urgence de santé publique de portée internationale », son niveau d’alerte le plus élevé.

L’organisation souligne que cette flambée représente un défi sanitaire particulièrement complexe, la souche Bundibugyo ne disposant actuellement ni de vaccin approuvé ni de traitement antiviral spécifique.

La riposte reste par ailleurs fortement perturbée par l’insécurité persistante dans l’Est congolais. Les violences armées, les déplacements massifs de populations et les difficultés d’accès à certaines zones compliquent les opérations de suivi des cas contacts et de surveillance communautaire.

Face à l’accélération de l’épidémie, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, est attendu dans les prochains jours en RDC afin de coordonner le renforcement de la réponse internationale.

Au-delà de l’urgence sanitaire, cette mobilisation présidentielle vise également à préserver la crédibilité de l’appareil d’État et à rassurer les partenaires internationaux engagés dans la lutte contre Ebola dans l’une des régions humanitaires les plus fragiles du continent.

DecryptEco

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