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RDC : au 16 avril, les régies financières ont mobilisé 1.334,4 milliards de CDF

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La mobilisation des recettes publiques maintient son rythme en avril 2026. Selon la Banque Centrale du Congo, les régies financières ont collecté 1.334,4 milliards de CDF au 16 avril, soit une étape intermédiaire dans l’exécution du plan de trésorerie de l’État.

Ce niveau de mobilisation s’inscrit dans un calendrier fiscal marqué par l’échéance liée à l’impôt sur les bénéfices et profits. Pour l’ensemble du mois, les autorités tablent sur 4.462,7 milliards de CDF de recettes attendues. Cette période est traditionnellement stratégique pour les finances publiques, car elle concentre une part importante des paiements des entreprises.

Dans la répartition des encaissements, la Direction générale des impôts (DGI) arrive en tête avec 575,7 milliards de CDF mobilisés. Ce segment regroupe les impôts directs et indirects, souvent considérés comme le socle du système fiscal.

La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a, pour sa part, généré 402,5 milliards de CDF, en deçà de sa projection mensuelle fixée à 521,5 milliards. Du côté des douanes, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a mobilisé 356,2 milliards de CDF, portée par les flux d’importations et les droits y afférents.

Parallèlement aux recettes, les dépenses publiques suivent une trajectoire encadrée. À mi-avril, elles ont été exécutées à hauteur de 1.510,9 milliards de CDF. Une large part de ces décaissements concerne les rémunérations des agents publics, avec 785,3 milliards de CDF consacrés aux salaires. Les frais financiers restent contenus, autour de 10,9 milliards de CDF.

Sur l’ensemble du mois, les dépenses sont projetées à 3.592,1 milliards de CDF, dont 1.900,0 milliards destinés à la masse salariale. Ce cadrage illustre le poids des charges de personnel dans le budget de l’État, tout en soulignant l’importance de la mobilisation fiscale pour assurer leur couverture.

À mi-parcours, l’évolution des recettes et des dépenses reflète ainsi la dynamique classique d’un mois fiscal clé, où la performance des régies financières reste déterminante pour l’équilibre de la trésorerie publique.

Plusieurs économistes saluent une mobilisation jugée soutenue à ce stade du mois, estimant qu’elle traduit une certaine discipline dans le recouvrement et une meilleure coordination des régies financières. Ils notent toutefois que l’écart observé sur certaines rubriques, notamment la parafiscalité, rappelle la nécessité de renforcer l’efficacité des dispositifs de collecte.

Dans cette perspective, ils plaident pour une intensification des efforts en matière de digitalisation, d’élargissement de l’assiette fiscale et de lutte contre les fuites de recettes, afin de consolider durablement les marges de manœuvre budgétaires de l’État.

DecryptEco

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