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RDC : l’ARPTC positionne le numérique comme un levier de l’économie circulaire

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À Kinshasa, la question des déchets électroniques s’impose progressivement dans le débat public. À l’ouverture du 8ᵉ atelier régional de sensibilisation consacré à cette problématique, lundi, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo ( ARPTC) a réaffirmé sa volonté d’inscrire le développement du numérique dans une logique plus responsable.

Par la voix de son président, Christian Katende, l’institution a plaidé pour un secteur des télécommunications capable de conjuguer expansion technologique et protection de l’environnement. L’ambition affichée repose sur plusieurs axes, en l’occurrence : promouvoir l’économie circulaire, développer des filières de collecte et de recyclage des équipements électroniques, sensibiliser les consommateurs et encourager l’innovation technologique au service de l’environnement.

Pour la Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo ( ARPTC), l’enjeu est d’ accompagner la croissance rapide du numérique tout en limitant l’accumulation de déchets électroniques, ces téléphones, ordinateurs ou batteries hors d’usage qui s’accumulent dans les grandes villes africaines.

L’objectif est louable. En République démocratique du Congo, l’essor du numérique est spectaculaire, mais la gestion des équipements en fin de vie reste largement informelle, soulignent les experts. Ces derniers rencherissent en ces termes : sans dispositifs structurés de collecte et de recyclage, ces déchets peuvent devenir une source de pollution durable.

Reste toutefois une réalité : entre les ambitions affichées et les résultats concrets, rappellent les experts, la marge est encore importante. La mise en place d’une véritable économie circulaire dans le secteur des télécommunications suppose des infrastructures, un cadre réglementaire solide et des partenariats industriels capables de transformer les déchets en ressources.

L’atelier ouvert à Kinshasa marque donc une étape de sensibilisation importante. Mais pour que le numérique responsable ne reste pas un slogan, l’enjeu sera désormais de passer des déclarations d’intention à des actions tangibles.

Car dans ce domaine, comme dans bien d’autres, ce sont moins les discours que les politiques publiques effectives qui détermineront si la révolution numérique congolaise peut aussi devenir une révolution écologique.

DecryptEco

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