L’Entreprise Générale du Cobalt (EGC-SA) vient de franchir un cap majeur : la production des premières 1.000 tonnes de cobalt artisanal éthique, légal et entièrement traçable dans le Lualaba. Pour le Directeur Général Éric Kalala, » la RDC peut produire un cobalt artisanal compétitif, traçable et fier de l’être « . Une affirmation qui symbolise la renaissance d’un secteur longtemps chaotique et sous contrôle limité.
Depuis la réforme lancée en 2019 par le Président Félix Tshisekedi, le gouvernement s’emploie à restructurer le cobalt artisanal, en limitant l’informalité et en renforçant la transparence. Avec l’EGC et l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS), la RDC a mis en place un modèle inédit de formalisation, visant à sécuriser les revenus de l’État tout en garantissant la conformité et la traçabilité des minerais.

Le cadre légal impose désormais que toute exportation de cobalt artisanal ou semi-industriel passe par l’EGC et que seules les entités respectant les normes puissent opérer. Éric Kalala alerte sur les pratiques illicites encore persistantes : » Ce comportement met en péril tous les efforts fournis jusqu’à présent et s’oppose à la vision du Chef de l’État « .
Parallèlement, l’EGC pousse les acteurs du secteur à intégrer la dimension sociale : logement, formation, santé, insertion professionnelle. L’entreprise EGR est citée en exemple de conformité et de partenariat réussi, démontrant que le modèle peut produire des résultats concrets et durables.
Pour Éric Kalala, ces 1.000 tonnes représentent plus qu’une production : c’est un signal fort sur le plan international, que la RDC entend redevenir un acteur central et responsable du marché mondial du cobalt. Selon les experts du secteur, ce modèle renforce la compétitivité, sécurise la valeur pour l’État et les communautés, mais sa réussite dépendra de la rigueur dans l’application des normes et de la lutte effective contre les circuits illégaux.
DecryptEco
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