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RDC : Mighty Land Investment veut relancer Lubilanji I pour renforcer l’offre électrique du Kasaï-Oriental

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  • Le FOREC et Mighty Land Investment Group ont signé, le 14 septembre, un protocole d’accord pour accompagner la réhabilitation de Lubilanji I. Le projet porté par Mighty Land avait été autorisé dès 2023 avec une ambition pouvant aller jusqu’à 12 MW.

  • La centrale s’insère dans un système électrique très sous-utilisé : les installations hydroélectriques de la MIBA totalisent environ 18 MW de puissance, mais n’en produisent actuellement qu’environ 3 MW, d’après le Plan de développement provincial 2026-2030.

Mighty Land Investment Group revient au centre du projet de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Lubilanji I, au Kasaï-Oriental. L’entreprise et le Fonds de Régulation Économique (FOREC) ont signé, le lundi 14 septembre 2026, un protocole d’accord destiné à accompagner la remise en état de cette infrastructure, avec l’objectif d’améliorer l’approvisionnement électrique de Mbuji-Mayi et de soutenir l’activité productive locale.

Le problème est d’abord celui de la capacité effectivement disponible. Le Plan de développement du Kasaï-Oriental 2026-2030 évalue à environ 18 MW la puissance des installations de la MIBA à Tshiala, mais leur production actuelle tourne autour de 3 MW.

À ce stade, près de 15 MW de capacité théorique ne sont pas exploités, principalement dans un ensemble marqué par la vétusté des équipements. Le même document provincial cite explicitement Lubilanji I et Lubilanji II parmi les centrales nécessitant une réhabilitation.

Lubilanji I n’est donc pas un nouveau projet. En 2023, l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) avait donné un avis favorable à Mighty Land et une concession de production avait ensuite été signée avec la province.

L’ambition annoncée était de porter la centrale jusqu’à 12 MW, afin d’alimenter notamment la MIBA, la REGIDESO, les ménages de Mbuji-Mayi et les activités industrielles.

La capacité finale mérite toutefois d’être présentée avec prudence.

Dans son rapport 2023, l’ARE précisait que la solution technique alors soumise reposait sur quatre turbines de 2,032 MW chacune, soit 8,128 MW au total. Un document de la Cour des comptes consacré au Kasaï-Oriental évoquait, de son côté, une production de 6,4 MW après remplacement de quatre turbines.

Le nouveau protocole FOREC–Mighty Land ne précise cependant publiquement ni la puissance finalement retenue, ni le coût de l’investissement, ni le calendrier des travaux.

L’intérêt économique est direct. Une alimentation plus régulière réduit le recours aux groupes électrogènes, donc les dépenses de carburant et une partie des coûts supportés par les boulangeries, ateliers, commerces, services et petites industries, indiquent les observateurs du projet.

Le gouvernement provincial identifie d’ailleurs l’offre limitée d’électricité comme l’une des contraintes qui pèsent sur l’industrie et le climat des affaires.

Pour le FOREC, l’intervention élargit également son action structurelle : le Fonds, réformé en 2025 et opérationnalisé en 2026, doit soutenir la production et agir sur les facteurs qui alimentent les coûts et les déséquilibres des marchés.

À Lubilanji I, la différence se fera donc moins dans la signature du protocole que dans les mégawatts effectivement remis sur le réseau : face à un parc MIBA d’environ 18 MW qui n’en délivre aujourd’hui qu’environ 3, la marge de récupération reste considérable.

DecryptEco | RDC & Afrique

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