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RDC : la Cour des comptes soumet au Parlement son rapport sur l’exécution du budget 2025

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  • Le budget 2025, initialement fixé à 51 553,5 milliards CDF, avait été révisé à 50 691,8 milliards CDF, soit une baisse de 1,7 %.

  • Les observations de la Cour des comptes devront éclairer l’examen de la reddition des comptes avant celui du budget 2027.

La Cour des comptes de la République démocratique du Congo (RDC) a transmis, le lundi 26 octobre 2026, son rapport général sur l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2025 aux présidents de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, et du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde.

Remis par son premier président, Jimmy Munganga Ngwaka, ce document doit permettre aux parlementaires d’apprécier l’utilisation des ressources publiques et le respect des autorisations budgétaires accordées au Gouvernement.

L’exercice contrôlé représente un enjeu financier considérable.

Initialement établi à 51 553,5 milliards de francs congolais, le budget 2025 avait été ramené à 50 691,8 milliards CDF par la loi de finances rectificative du 28 juin 2025, soit une réduction de 1,7 %.

Cette révision répondait notamment aux besoins sécuritaires et aux contraintes pesant sur les recettes publiques. Les données publiées précédemment par le ministère du Budget permettent de mesurer l’importance de ce contrôle.

À fin juin 2025, les recettes du budget général atteignaient 19 040,6 milliards CDF, représentant 83,2 % des prévisions semestrielles. Les dépenses s’élevaient à 19 418,2 milliards CDF.

Ces résultats concernent uniquement le premier semestre et ne préjugent pas de l’exécution définitive de l’exercice.

C’est précisément l’objet de la reddition des comptes : confronter les prévisions approuvées par le Parlement aux recettes effectivement mobilisées et aux dépenses réalisées.

Cette procédure permet notamment d’identifier les crédits non consommés, les dépassements éventuels et les écarts entre les engagements budgétaires et leur réalisation.

Conformément à l’article 34 de sa loi organique, la Cour des comptes assiste le Parlement dans cette mission de contrôle.

Jimmy Munganga Ngwaka a confirmé la transmission du rapport sans en dévoiler les conclusions.

Les deux chambres devront désormais examiner le projet de loi portant reddition des comptes de 2025 avant de poursuivre les travaux consacrés au budget 2027.

Cette étape intervient cependant dans un contexte marqué par des préoccupations relatives au respect du calendrier budgétaire.

Le 19 octobre, la Cour des comptes avait dénoncé le retard du Gouvernement dans la transmission du projet de loi portant reddition des comptes.

Pour les spécialistes des finances publiques, l’intérêt de cet exercice réside dans la capacité du Parlement à tirer des conséquences des écarts constatés.

Ces derniers estiment cependant qu’Il ne suffit pas de vérifier si les dépenses correspondent aux montants autorisés. Encore faut-il déterminer si les ressources ont effectivement financé les priorités annoncées, particulièrement les investissements publics, les infrastructures et les services sociaux, soutiennent-ils.

La transmission du rapport constitue ainsi une étape institutionnelle, mais ne vaut pas validation de la gestion budgétaire, préviennent-ils.

Un examen rigoureux des observations de la Cour, assorti d’un suivi des recommandations, permettrait notamment d’identifier les faiblesses de gestion à corriger dans les exercices suivants.

DécryptEco | RDC & Afrique

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