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Kolwezi : Louis Watum exhume le centre minier de Musompo, doté d’une capacité de 250 camions par jour

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  • Inauguré en 2023, le centre de Musompo reprend progressivement ses activités de pesage et d’analyse des minerais après plusieurs années d’inactivité.

  • Le ministre des Mines engage également le suivi de la démilitarisation des sites miniers et du renforcement de l’encadrement de l’exploitation artisanale.

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a procédé, le lundi 26 octobre 2026, à la relance progressive des installations du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC) de Musompo, à Kolwezi, dans la province du Lualaba.

Inaugurée en 2023 par le Président Félix Tshisekedi, cette infrastructure était restée largement inactive malgré les investissements consacrés à sa construction et à son équipement.

Lors de cette visite, un premier camion a été pesé sur un pont-bascule réhabilité. Les opérations d’échantillonnage et d’analyse des minerais ont également démarré.

Le centre dispose d’une capacité nominale de traitement de 250 camions par jour. Toutefois, plusieurs contraintes techniques nécessitent encore des ajustements avant son fonctionnement à plein régime.

L’enjeu est essentiellement économique. Dans l’exploitation artisanale du cuivre et du cobalt, la valeur marchande des minerais repose notamment sur deux paramètres : le poids réel des cargaisons et leur teneur en substances commercialisables.

Une mauvaise évaluation de ces éléments peut entraîner des pertes financières importantes pour les exploitants.

Dans son rapport de juillet 2025 consacré à la filière artisanale cuivre-cobalt, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-RDC) relevait justement des pratiques de sous-évaluation des minerais et un déficit de confiance entre les creuseurs et les structures de commercialisation.

L’étude recommandait notamment une meilleure coordination des services publics et une implication progressive des coopératives pour rendre le centre opérationnel.

La remise en service des équipements constitue ainsi une première réponse technique. Son efficacité économique devra toutefois se mesurer à la transparence des transactions et à l’amélioration effective des revenus des exploitants artisanaux.

Cette relance intervient également après les tensions enregistrées à Kolwezi les 19 et 20 octobre, dans un contexte de durcissement des contrôles contre la fraude minière.

Sur le volet sécuritaire, Louis Watum a rencontré une commission interservices chargée notamment de la démilitarisation des sites miniers occupés par des hommes en uniforme.

Les discussions ont également porté sur l’encadrement des activités artisanales dans les zones d’exploitation artisanale (ZEA).

Au-delà des mesures annoncées, la régularisation durable du secteur suppose donc des installations fonctionnelles, des circuits de commercialisation accessibles et des zones d’exploitation effectivement aménagées pour les creuseurs congolais.

DécryptEco | RDC & Afrique

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