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À Cape Town, la RDC mise sur son potentiel pétrolier, la réforme du cadre légal et le développement des infrastructures pour attirer de nouveaux investissements.
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Avec une consommation supérieure à 600 000 m³ de carburant par mois, le pays cherche à mobiliser des capitaux pour accroître ses capacités de stockage, développer les pipelines et installer des raffineries locales.
La République démocratique du Congo entend renforcer son attractivité dans l’industrie pétrolière africaine. C’est dans cette perspective qu’à Cape Town, en Afrique du Sud, la ministre d’État chargée des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a présenté, le mardi 13 octobre 2026, les ambitions du gouvernement congolais devant les investisseurs et les principaux acteurs du secteur énergétique international.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’Africa Energy Week 2026, organisée du 12 au 16 octobre, autour des perspectives d’investissement et de développement énergétique du continent.
Au centre de son argumentaire figure un potentiel pétrolier estimé à plus de 22 milliards de barils, que Kinshasa souhaite valoriser à travers de nouveaux investissements dans l’exploration, la production et la transformation locale.

Selon les données avancées par les autorités congolaises, ces ressources potentielles sont réparties entre trois grandes zones géologiques : la Cuvette centrale, les bassins de la branche occidentale du Rift est-africain, notamment les grabens Tanganyika et Albertine, ainsi que le bassin côtier atlantique.
Il convient néanmoins de distinguer ces estimations géologiques des réserves commercialement exploitables, dont la confirmation exige des travaux supplémentaires d’exploration et d’évaluation.
Pour attirer les capitaux nécessaires, Acacia Bandubola a notamment présenté les mesures engagées pour améliorer la connaissance du sous-sol congolais et sécuriser les investissements.
Parmi celles-ci figure la Banque nationale de données pétrolières et gazières, inaugurée en juillet 2026.
Cette infrastructure permet de centraliser, conserver et sécuriser les informations géologiques indispensables à l’évaluation des projets. Sur le plan réglementaire, le gouvernement travaille également à la révision de la loi n° 15/012 du 1er août 2015 portant régime général des hydrocarbures.
L’objectif consiste à rendre le cadre juridique et fiscal plus prévisible, tout en renforçant les exigences environnementales, la participation des entreprises congolaises et le développement des compétences nationales.
La ministre d’État a également insisté sur les besoins d’investissement dans les infrastructures pétrolières.
Avec une consommation nationale supérieure à 600 000 mètres cubes de carburant par mois, la RDC cherche notamment à accroître ses capacités de stockage, moderniser ses circuits d’approvisionnement, développer les pipelines et encourager l’implantation de raffineries.

Les principaux pôles économiques concernés comprennent Kinshasa, le Kongo Central et le Grand Katanga.
Au-delà de la promotion des ressources, cette démarche soulève une question économique fondamentale : comment transformer le potentiel pétrolier congolais en investissements productifs et en recettes durables ?
L’existence de ressources géologiques ne garantit pas leur exploitation rentable. Les investisseurs examineront notamment la qualité des données disponibles, la stabilité réglementaire, les coûts logistiques et les risques environnementaux avant d’engager leurs capitaux.
Pour le gouvernement dirigé par Judith Suminwa, l’ambition affichée consiste à faire des hydrocarbures un instrument de souveraineté énergétique, de création d’emplois et de développement industriel.
La concrétisation de cette orientation dépendra toutefois de la capacité du pays à convertir les intentions d’investissement en projets financés, puis en infrastructures effectivement opérationnelles, commente un vieux routier du secteur, present aux assises.
DecryptEco | RDC & Afrique
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