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RDC : le gouvernement et l’Africa Finance Corporation signent deux accords ferroviaires, dont un projet MetroKin de 877 millions USD

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  • Le projet MetroKin prévoit un investissement de 877 millions USD pour sa première phase, comprenant 25 km de voies ferrées, huit gares et 52 passerelles à Kinshasa.

  • Un second accord porte sur le financement de l’étude de faisabilité du chemin de fer Kinshasa-Banana, destiné à renforcer la connexion ferroviaire avec la façade atlantique.

La République démocratique du Congo et l’Africa Finance Corporation (AFC) renforcent leur coopération dans le développement des infrastructures ferroviaires. Deux accords ont été signés, le lundi 12 octobre 2026 à Dubaï, aux Émirats arabes unis, concernant le réseau urbain MetroKin et le futur chemin de fer Kinshasa-Banana.

Les documents ont été paraphés par le Vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, et le président-directeur général de l’AFC, Samaila Zubairu, en présence de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, et des représentants de MetroKin.

Le premier accord, consacré au codéveloppement de MetroKin, concerne une première phase évaluée à 877 millions de dollars américains.

Ce programme prévoit l’aménagement d’une ligne ferroviaire électrifiée à double voie, entièrement clôturée, reliant la Gare centrale de Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili.

Sur les 25 kilomètres annoncés, trois kilomètres seront réservés aux voies de garage.

Les infrastructures prévues comprennent huit gares, 52 passerelles, une centrale thermique, plusieurs ponts, des ouvrages d’assainissement et un viaduc ferroviaire franchissant le boulevard du 30 Juin.

L’accord encadre le codéveloppement et le financement de cette première phase. Les modalités détaillées de mobilisation et de décaissement des 877 millions USD restent à préciser.

À terme, MetroKin ambitionne de développer un réseau ferroviaire métropolitain de 300 kilomètres.

Le projet avait déjà bénéficié d’un engagement initial de 3 millions USD de l’AFC pour ses études et sa préparation. En mai 2024, l’institution avait également conclu un partenariat avec Alstom pour accompagner son développement.

Le 8 octobre 2026, plusieurs conventions d’interface et de garantie avaient été signées à Kinshasa pour encadrer sa mise en œuvre. Le démarrage des travaux est annoncé pour décembre 2026. Parallèlement, le second accord conclu à Dubaï concerne le financement de l’étude de faisabilité du nouveau tracé ferroviaire Kinshasa-Banana.

Cette étude devra préciser les caractéristiques techniques de la ligne, son coût prévisionnel, les mécanismes de financement ainsi que les conditions de construction, d’exploitation et de maintenance.

Le projet vise notamment à améliorer les liaisons logistiques entre Kinshasa et la côte atlantique, où se développe le port en eaux profondes de Banana.

Des investissements ferroviaires de plusieurs milliards de dollars en préparation

Ces deux accords interviennent alors que la RDC multiplie les initiatives de modernisation de son réseau ferroviaire.

En septembre 2026, le gouvernement a notamment poursuivi les discussions autour d’un projet distinct de tramway, évalué à 9 milliards USD, comprenant sept lignes interconnectées à Kinshasa.

Son montage financier et contractuel demeure en préparation. L’AFC dispose également d’un historique d’investissements dans les infrastructures congolaises.

Selon ses données publiées en août 2024, l’institution avait déjà mobilisé plus de 200 millions USD d’investissements en RDC, avec un portefeuille de projets envisagés supérieur à 850 millions USD à court et moyen terme.

Ses interventions concernent notamment le développement d’une centrale solaire de 200 MW, le corridor ferroviaire de Lobito et le transport urbain à Kinshasa.

Ces montants constituent des références historiques et non un bilan actualisé au 12 octobre 2026.

Pour MetroKin, la prochaine étape déterminante reste la finalisation du financement et le lancement effectif des travaux.

Quant à Kinshasa-Banana, l’étude de faisabilité devra d’abord établir les besoins financiers et les conditions de réalisation de la future infrastructure.

DecryptEco | RDC & Afrique

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