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L’interdiction concerne l’ensemble du réseau fluvial et lacustre national.
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L’ONATRA doit mobiliser sa flotte pour maintenir le transport des personnes et des marchandises.
Le gouvernement congolais interdit la navigation des baleinières en bois à compter du 15 novembre 2026. Annoncée le 06 octobre par le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, cette mesure répond à la recrudescence des accidents mortels et des naufrages sur les voies navigables nationales.
La décision s’applique au fleuve Congo, à ses affluents, aux autres cours d’eau ainsi qu’aux lacs. Le secrétaire général aux Transports est chargé de prendre les dispositions nécessaires à son application.
Le ministère sollicite également le concours de la Police nationale congolaise et de la Force navale. Ces services sont appelés à faire respecter l’interdiction et à procéder, si nécessaire, à l’interception et à la saisie des embarcations contrevenantes.
Pour accompagner cette mesure, Jean-Pierre Bemba a instruit l’Office national des transports (ONATRA) de déployer sans délai ses unités flottantes disponibles, notamment les péniches métalliques, les pousseurs et les barges.
L’objectif est d’assurer la continuité du transport des voyageurs et des marchandises. L’entreprise doit également adapter et diversifier ses itinéraires, en privilégiant les axes qui concentrent les principaux flux de passagers et de fret.
Cette organisation vise à maintenir les dessertes nécessaires aux déplacements des populations et à l’approvisionnement des marchés.
La décision associe ainsi la protection des vies humaines au maintien des échanges commerciaux. Le déploiement de solutions de remplacement est essentiel pour éviter que le retrait des baleinières ne provoque une pénurie de transport, des retards de livraison ou une hausse des tarifs.
Sur le plan logistique, deux paramètres sont déterminants : la capacité des unités mobilisées et la fréquence des rotations. La sécurité fluviale exige aussi un suivi technique rigoureux, relevant notamment des experts en navigation et en inspection des embarcations.
Le remplacement des bateaux en bois devrait s’accompagner du respect des capacités de chargement, d’équipements de sauvetage disponibles et d’équipages qualifiés.
Une flotte correctement entretenue et des contrôles réguliers donneront à cette interdiction sa portée concrète : permettre aux populations de voyager et aux commerçants d’acheminer leurs produits dans de meilleures conditions de sécurité.
DecryptEco | RDC & Afrique
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