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L’ARSP ordonne à Sicomines de rompre avec six prestataires non éligibles, représentant 80 % du chiffre d’affaires de sa sous-traitance.
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Avec cette décision, les cinq injonctions recensées concernent onze sociétés donneuses d’ordre, pour un cumul de 1 836 inscriptions de sous-traitants non éligibles.
Sicomines doit mettre fin aux contrats conclus avec six sous-traitants ne remplissant pas les conditions d’éligibilité. Par la décision n°028/ARSP/DG/TB/2026, Ted Beleshayi, directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), étend à la Société sino-congolaise des mines une série de mesures touchant plusieurs opérateurs miniers.
Le constat porte sur la liste des fournisseurs et prestataires communiquée pour l’exercice 2025. Les six entreprises exécutent des marchés représentant 80 % du chiffre d’affaires de l’ensemble des sous-traitants de Sicomines. Autrement dit, quatre cinquièmes de cette activité sont concentrés chez des prestataires dont l’ARSP conteste l’éligibilité.
Sicomines doit également cesser de leur attribuer, renouveler ou prolonger des marchés, puis les retirer de son fichier jusqu’à régularisation.
Elle dispose de 30 jours après notification pour présenter un plan correctif précisant le calendrier de rupture et les mesures d’ouverture aux entreprises éligibles. Cette injonction prolonge une campagne engagée contre plusieurs donneurs d’ordre.
Le 11 septembre, l’ARSP avait ciblé 955 prestataires chez Kamoto Copper Company et 585 chez Mutanda Mining, filiales de Glencore. Ces effectifs représentent respectivement 66,9 % et 51,6 % des fournisseurs et prestataires déclarés.
La décision du 18 septembre en recense 12 chez Kai Peng Mining et 10 à la Compagnie minière de Lwisha. Celle du 25 septembre visant ERG en dénombre 77 chez Frontier, 28 chez Boss Mining et 23 chez Metalkol, soit 128.
Une autre décision du 25 septembre concerne 85 prestataires chez Kipushi Corporation, 32 chez Ivanhoe Mines Services et 23 chez Ivanhoe Mines DRC, soit 140. Avec Sicomines, le cumul atteint donc 1 836 inscriptions dans les listes de onze sociétés. Ce total, calculé à partir des décomptes disponibles, peut inclure un même prestataire travaillant pour plusieurs clients.
L’objectif économique est d’ouvrir ces commandes aux entreprises à capitaux congolais remplissant les conditions légales, sous réserve des dérogations prévues. Leur accès effectif exige toutefois des appels d’offres accessibles et les capacités techniques et financières nécessaires.
DecryptEco | RDC & Afrique
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