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RDC : l’ANAPI facilite le contact entre KADOO Securities et la BCC pour préparer son implantation

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  • L’ANAPI a facilité, lundi 21 septembre 2026 à Kinshasa, une mise en relation entre KADOO Securities et la Banque centrale du Congo, afin que l’intermédiaire financier tanzanien présente son projet d’implantation et s’imprègne du cadre réglementaire applicable en RDC.

  • La démarche intervient quelques semaines après la promulgation de la loi n°26/034 relative aux marchés boursiers, alors que le pays cherche à compléter un système financier encore largement dominé par les banques par de nouveaux circuits de financement.

L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) a facilité, lundi 21 septembre 2026 à Kinshasa, une rencontre entre KADOO Securities et la Banque centrale du Congo (BCC). Accompagnée de l’ambassadeur de Tanzanie en RDC, la délégation de l’entreprise a présenté au gouverneur de la BCC, André Wameso, son projet d’implantation sur le marché congolais des capitaux.

Cette étape permet surtout à KADOO Securities de passer de l’exploration commerciale à la compréhension du cadre dans lequel ses activités pourraient être exercées en RDC.

L’entreprise s’intéresse notamment au courtage, au conseil en investissement et à la gestion de fonds, trois métiers qui servent d’intermédiaires entre les détenteurs de capitaux et les entreprises ou États qui cherchent à mobiliser des ressources.

L’ANAPI avait déjà identifié ces domaines lors de ses échanges avec la délégation tanzanienne.

KADOO arrive avec une expérience d’un marché financier déjà organisé. La société figure parmi les membres de négociation de la Dar es Salaam Stock Exchange et exerce sur le marché tanzanien des activités liées aux actions, aux obligations, au conseil en investissement et à la gestion de fonds.

Son intérêt intervient au moment où la RDC construit progressivement les infrastructures nécessaires à un marché de capitaux plus large.

La loi n°26/034 du 20 août 2026 relative aux marchés boursiers, publiée début septembre, fournit désormais un cadre légal aux activités boursières.

Le pays prépare parallèlement la future Kinshasa Stock Exchange, dont les premières cotations sont envisagées en 2027.

Le marché congolais des titres ne part toutefois pas de zéro. L’État mobilise déjà des ressources à travers les Bons et Obligations du Trésor. Ce qui reste à élargir est l’écosystème permettant également aux entreprises de lever des capitaux à travers des actions ou des obligations, avec des courtiers, sociétés de gestion, investisseurs, infrastructures de règlement et autres intermédiaires spécialisés.

Pour une entreprise, cette architecture offre une alternative au financement exclusivement bancaire. Une société peut, par exemple, céder une partie de son capital à des investisseurs ou émettre des obligations pour financer une expansion.

Le marché des capitaux permet ainsi de transformer l’épargne disponible en financement de moyen ou long terme pour l’économie.

L’arrivée éventuelle de KADOO pourrait ajouter un intermédiaire régional expérimenté à cet écosystème en formation.

Mais l’implantation n’est pas encore acquise : aucun montant d’investissement, calendrier d’ouverture ou agrément congolais n’a été annoncé.

La rencontre du 21 septembre constitue donc une étape préparatoire entre un investisseur potentiel et les autorités chargées d’encadrer le secteur financier.

DecryptEco | RDC & Afrique

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