Accueil Mines & Énergie RDC : le Gouvernement et la Banque mondiale veulent accélérer les investissements dans l’eau
Mines & Énergie

RDC : le Gouvernement et la Banque mondiale veulent accélérer les investissements dans l’eau

Partager
Partager
  • Le Gouvernement congolais et la Banque mondiale ont discuté, jeudi 24 septembre à Kinshasa, du renforcement des investissements et des réformes dans l’eau potable et l’assainissement, autour notamment du PASEA et du futur PAAEPA destiné à Kinshasa.

  • Le PASEA représente à lui seul une enveloppe programmée de 1,25 milliard USD sur onze ans. Sa première phase mobilise 400 millions USD de l’IDA et doit apporter un accès de base à l’eau à 2,9 millions de personnes et à l’assainissement à 2 millions d’habitants.

Le Gouvernement congolais et la Banque mondiale veulent accélérer les investissements et les réformes dans le secteur de l’eau. La question a été au centre d’une rencontre, tenue ld jeudi 24 septembre 2026, entre le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, et les représentants de la banque mondiale.

Les discussions portent notamment sur le Programme d’accès aux services d’eau et d’assainissement, PASEA. La Banque mondiale chiffre ce programme à 1,25 milliard USD sur onze ans, avec l’objectif d’étendre progressivement les services à neuf provinces.

La première phase, approuvée en 2023 pour 400 millions USD, concerne le Kasaï, le Kasaï-Central, le Kasaï-Oriental et le Kwilu. Elle cible 2,9 millions de personnes pour l’eau potable et 2 millions pour l’assainissement.

La répartition du financement montre que l’effort est d’abord infrastructurel. 266,9 millions USD, soit 66,7 % de la première phase, sont consacrés à l’approvisionnement en eau.

L’assainissement mobilise 98,1 millions USD, tandis que 35 millions USD financent la gestion du programme, l’apprentissage et sa montée en échelle.

Kinshasa dispose parallèlement de son propre projet, le PAAEPA, actuellement en préparation par le Gouvernement avec la Banque mondiale.

Il prévoit notamment une nouvelle prise d’eau brute sur le fleuve Congo, la réhabilitation des installations de traitement de N’djili, la construction d’un quatrième module et l’extension des réseaux.

Les documents publiés en septembre confirment que le projet se trouve encore au stade d’évaluation et non d’exécution financière définitive.

Cette coopération s’inscrit dans le Pacte présidentiel Eau, Hygiène et Assainissement.

Le document fixe pour 2035 un taux d’accès de 60 % à l’eau potable et de 50 % à l’assainissement et à l’hygiène, avant un objectif d’accès universel à l’horizon 2050.

Le retard reste important. L’UNICEF estime que 52 % de la population dispose d’un point d’eau amélioré et 29 % d’installations sanitaires améliorées.

Dans l’électricité, la trajectoire est comparable : le Compact énergétique part d’un taux d’accès de 21,5 % en 2024 et vise au moins 62 % en 2030, avec 60 millions de personnes supplémentaires à raccorder et 20 milliards USD d’investissements privés à mobiliser.

La stratégie congolaise lie ainsi davantage infrastructures, réforme des opérateurs et mobilisation de capitaux.

Pour la Banque mondiale, l’amélioration durable du service passe également par la gouvernance, la régulation et la performance des fournisseurs.

Dans un pays abondamment doté en ressources hydriques mais encore faiblement desservi, les experts indiquent que la différence se fera donc moins sur le volume des programmes annoncés que sur leur capacité à produire un service continu, accessible et financièrement soutenable.

DecryptEco | RDC & Afrique

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *