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Le cours de l’or a reculé pour une troisième séance consécutive, repassant sous le seuil psychologique de 4 000 dollars l’once, sous l’effet du renforcement du dollar et des anticipations d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine.
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Les investisseurs scrutent désormais les prochaines déclarations du président de la Fed, Kevin Warsh, ainsi que les indicateurs de l’emploi américain, deux variables susceptibles de redéfinir les perspectives des marchés des métaux précieux.
Le marché de l’or poursuit sa phase de correction. Mercredi 1er juillet, le métal jaune est tombé sous la barre des 4 000 dollars l’once sur le marché au comptant, enregistrant une troisième séance consécutive de baisse et retrouvant son niveau le plus faible depuis novembre.
Cette nouvelle pression vendeuse trouve son origine dans l’évolution des anticipations de politique monétaire aux États-Unis. Les déclarations de Beth Hammack, présidente de la Réserve fédérale de Cleveland, ont conforté l’idée que la banque centrale pourrait relever à nouveau ses taux directeurs si les tensions inflationnistes persistent. Pour les investisseurs, une hausse des taux renforce généralement le dollar et accroît le rendement des obligations, deux facteurs qui réduisent l’attrait de l’or, un actif qui ne génère ni intérêts ni dividendes.
L’attention des marchés se porte désormais sur l’intervention attendue de Kevin Warsh lors du forum annuel de la Banque centrale européenne à Sintra, au Portugal. Les opérateurs cherchent à évaluer si la Fed maintiendra un ton résolument restrictif dans les prochains mois, alors que plusieurs indicateurs témoignent encore de la solidité de l’économie américaine. Les dernières statistiques sur les offres d’emploi suggèrent notamment que le marché du travail conserve une dynamique suffisante pour laisser à la banque centrale une marge de manœuvre dans sa lutte contre l’inflation.
Le contexte géopolitique contribue également à modifier les flux d’investissement. Les progrès enregistrés dans les discussions entre Washington et Téhéran ont réduit une partie de la prime de risque qui soutenait auparavant les valeurs refuges. Lorsque les tensions internationales s’atténuent, une partie des capitaux quitte traditionnellement les actifs défensifs au profit de placements plus rémunérateurs.
L’analyse graphique renforce également la prudence des investisseurs. Les cours de l’or viennent de former un « death cross », configuration technique observée lorsque la moyenne mobile à 200 jours passe sous celle à 50 jours. Ce signal est souvent interprété comme l’indication d’une tendance baissière susceptible de s’inscrire dans la durée, même s’il n’exclut pas des rebonds ponctuels.
Depuis le début du deuxième trimestre, le marché a profondément changé de configuration. Après avoir atteint des sommets historiques en janvier, l’or a perdu près de 14 % sur le trimestre, sa plus forte correction trimestrielle depuis 2013. Les prochaines statistiques sur l’emploi américain, attendues cette semaine, devraient désormais constituer le principal catalyseur des marchés. Elles permettront aux investisseurs d’affiner leurs anticipations sur la trajectoire des taux d’intérêt américains, qui demeure aujourd’hui le principal déterminant de l’évolution du métal précieux.
DecryptEco
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