-
À partir de juillet 2026, les 5 dollars revenant à la Ville de Kinshasa sur chaque taxe d’embarquement seront payés par voie électronique à l’aéroport international de N’djili.
-
Les autorités provinciales veulent renforcer la traçabilité des paiements, limiter les pertes de recettes et améliorer la mobilisation des ressources publiques.
La Ville de Kinshasa s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de ses mécanismes de collecte des recettes. Le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, a validé, le mercredi 10 juin 2026, le déploiement d’un système de paiement électronique destiné à la perception de la quote-part provinciale de la taxe statistique d’embarquement à l’aéroport international de N’djili.
Cette décision a été annoncée à l’issue d’une visite de terrain effectuée avec une équipe de techniciens et d’experts en monétique chargés de finaliser les modalités opérationnelles du dispositif.
Concrètement, pour les vols domestiques, les voyageurs continueront à s’acquitter d’une taxe d’embarquement de 15 dollars américains.
Toutefois, sur ce montant, les 5 dollars destinés à la Ville de Kinshasa seront désormais payés électroniquement, tandis que les 10 dollars restants continueront à être versés selon le mécanisme actuel.
Le même principe sera appliqué aux vols internationaux.
Sur les 55 dollars de taxe d’embarquement exigés aux passagers, 50 dollars resteront payables selon le système en vigueur et les 5 dollars revenant à la capitale seront réglés via la plateforme électronique.
Selon les autorités provinciales, cette réforme vise à répondre aux irrégularités constatées dans la collecte de cette taxe et à réduire les pertes de recettes publiques.
Développé par TRAFIGO SARL, partenaire technique de la Ville de Kinshasa, le système doit permettre un meilleur suivi des opérations financières grâce à l’enregistrement numérique des paiements.
Le gouvernement provincial attend de cette innovation une amélioration de la transparence, une sécurisation accrue des encaissements et une mobilisation plus efficace des ressources destinées au financement des services publics de la capitale.
DecryptEco.
Laisser un commentaire