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Les recettes internes ont atteint 30 150 milliards CDF en 2025, soit 98 % des prévisions, avec des performances supérieures aux objectifs pour la DGI, la DGDA et la DGRAD.
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Les recettes globales du pouvoir central se sont établies à 41 979 milliards CDF sur 50 691 milliards attendus, laissant un écart de 8 712 milliards CDF.
La République démocratique du Congo (RDC) a réalisé 98 % de ses prévisions de recettes internes en 2025, sans parvenir à atteindre ses objectifs globaux de mobilisation des ressources publiques.
Cette situation ressort de la présentation du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025, effectuée, le mercredi 28 octobre 2026 devant l’Assemblée nationale par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde.
Selon les chiffres communiqués aux députés, les recettes du pouvoir central ont atteint 41 979 milliards de francs congolais (CDF), contre 50 691 milliards initialement prévus.
Le taux de réalisation global s’établit ainsi à 82,8 %, correspondant à un manque à mobiliser de 8 712 milliards CDF.
La mobilisation des ressources internes présente néanmoins des résultats plus favorables. Sur 30 647 milliards CDF attendus, le Trésor public a encaissé 30 150 milliards, soit un taux de réalisation de 98,4 %.
Cette performance repose notamment sur les résultats des principales régies financières.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a réalisé 123 % de ses assignations.
La Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé 9 996 milliards CDF sur 8 524 milliards prévus, soit 117 %.
Quant à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), elle a collecté 2 655 milliards CDF sur un objectif de 2 500 milliards.
Les recettes provenant des pétroliers producteurs affichent cependant un taux de réalisation limité à 52 %, révélant des disparités dans la mobilisation des ressources nationales.
Pour Doudou Fwamba, les résultats de 2025 constituent la meilleure performance de mobilisation des recettes internes après 2022, année caractérisée par une conjoncture particulièrement favorable dans le secteur minier.
Le ministre a néanmoins insisté sur les conditions difficiles dans lesquelles le budget a été exécuté.
L’aggravation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays a entraîné une augmentation des besoins militaires et humanitaires.
Les déplacements massifs de populations ont imposé des dépenses supplémentaires, alors que le Gouvernement devait maintenir le financement de l’éducation, de la santé et de la protection sociale.
À ces pressions s’est ajoutée la réduction ou la cessation de l’appui d’un important bailleur humanitaire, dont l’identité n’a pas été précisée.
Doudou Fwamba a également évoqué les conséquences de la suspension des exportations de cobalt, une mesure qui a pesé sur les activités d’une filière stratégique pour l’économie congolaise.
« Ce n’est pas par un miracle », a-t-il affirmé pour expliquer les résultats obtenus, saluant le « travail acharné » des fonctionnaires des régies financières ainsi que le contrôle exercé par les parlementaires.
Toutefois, les performances fiscales ne suffisent pas à elles seules pour apprécier la gestion budgétaire de l’État.
L’écart de 8 712 milliards CDF entre les recettes globales prévues et réalisées rappelle les difficultés persistantes de mobilisation des ressources publiques, malgré le dépassement des assignations de plusieurs régies financières.
L’examen parlementaire de la reddition des comptes devra également établir dans quelle mesure les dépenses engagées ont respecté les autorisations budgétaires et répondu aux priorités nationales.
DécryptEco | RDC & Afrique
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