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Le secteur minier représente 40 % du PIB, 97 % des exportations et près de la moitié des recettes budgétaires.
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La BCC prévoit de mettre fin aux transactions en espèces en devises étrangères dès avril 2027 pour renforcer la traçabilité financière.
L’exploitation minière demeure le principal pourvoyeur de devises étrangères en République démocratique du Congo. Selon les données présentées par la Banque centrale du Congo (BCC), le secteur génère 94 % des entrées de devises du pays, confirmant son poids déterminant dans l’équilibre financier de l’économie nationale.
Ces chiffres ont été communiqués le vendredi 09 octobre 2026, à Kolwezi, par Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, cadre de la BCC, devant les représentants des entreprises minières et des établissements bancaires.
Au-delà des devises, l’industrie extractive représente 40 % du produit intérieur brut (PIB), près de la moitié des recettes budgétaires et 97 % des exportations nationales, selon les données exposées.
Cette configuration traduit une forte concentration des ressources extérieures autour de l’activité minière, principalement portée par les exportations de cuivre et de cobalt.
Sur le plan monétaire, les recettes d’exportation constituent une source essentielle de devises pour financer les transactions internationales.
Leur disponibilité sur le marché intérieur contribue notamment à répondre aux besoins en dollars des entreprises importatrices.
Toutefois, les recettes d’exportation ne se transforment pas automatiquement en liquidités disponibles dans les banques congolaises. Leur contribution au marché des changes dépend notamment des mécanismes de rapatriement et de cession des devises.
Cette dépendance constitue également un facteur de vulnérabilité. Une baisse prolongée des cours internationaux des minerais pourrait réduire les recettes d’exportation, limiter l’offre de devises et accentuer les tensions sur le franc congolais.
À l’inverse, une conjoncture minière favorable peut soutenir les flux financiers extérieurs et contribuer à améliorer les conditions d’approvisionnement du marché des changes.
Les finances publiques restent également exposées à cette concentration. Les impôts, redevances et autres prélèvements issus de l’exploitation minière alimentent une part importante des ressources de l’État. Leur évolution influence ainsi les marges disponibles pour financer les dépenses publiques.
Face à ces enjeux, la BCC a engagé plusieurs réformes. À compter du 9 avril 2027, les transactions en espèces en devises étrangères seront interdites au profit des paiements scripturaux. L’institution disposera également de l’exclusivité de l’importation physique des billets étrangers, afin de renforcer la traçabilité des flux financiers.
Cette orientation s’accompagne de la modernisation des moyens de paiement, notamment à travers le système national MOSOLO, destiné à favoriser l’interopérabilité bancaire.
Un suivi numérique renforcé des recettes minières rapatriées pourrait également améliorer la visibilité sur les devises effectivement disponibles dans l’économie.
Parallèlement, la BCC a engagé, en partenariat avec DRC Gold Trading, une stratégie d’accumulation d’or destiné à être transformé en réserves monétaires.
Cette diversification vise à renforcer la capacité du pays à absorber les chocs extérieurs. L’efficacité de ces dispositifs dépendra toutefois de leur mise en œuvre et de la capacité du pays à diversifier durablement ses sources de recettes en devises étrangères.
DecryptEco | RDC & Afrique
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