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L’USTDA finance une étude de préfaisabilité pour la future raffinerie de cuivre et de cobalt de Buenassa dans le Lualaba. L’étude devra sécuriser les sources d’approvisionnement, définir la conception technique et préciser la viabilité économique et financière du projet.
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Pour Eddy Kioni, l’objectif dépasse la transformation locale : Buenassa veut devenir un fournisseur de minerais raffinés pour des chaînes d’approvisionnement liées notamment à la défense, à l’aérospatiale et à l’énergie.
L’accord signé le 23 septembre 2026 à New York entre l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) et Buenassa Resources place le projet congolais de raffinerie de cuivre et de cobalt dans une chaîne d’intérêts plus large : transformer davantage les minerais en RDC tout en diversifiant les approvisionnements recherchés par les États-Unis.
L’USTDA ne finance pas encore la construction de l’usine. Son appui porte sur une étude de préfaisabilité chargée d’identifier les fournisseurs de matières premières, de concevoir techniquement la raffinerie et d’en déterminer les paramètres économiques et financiers.
Cette étape doit notamment permettre de réduire les incertitudes avant la mobilisation des capitaux nécessaires au développement industriel.
Pour Eddy Kioni, fondateur et directeur général de Buenassa, cette coopération doit donner au projet une portée internationale. « Ce partenariat jettera les bases permettant de positionner Buenassa comme un fournisseur clé le long d’un corridor de minerais critiques aligné sur les partenaires occidentaux », a-t-il déclaré.
Cette ambition rejoint la stratégie américaine de sécurisation des chaînes de minerais critiques.
L’USTDA présente le cuivre et le cobalt comme essentiels aux industries technologiques et de défense. Thomas R. Hardy, son directeur adjoint, explique que le partenariat doit notamment élargir l’accès des entreprises américaines à ces chaînes d’approvisionnement.
L’accord comporte aussi un volet commercial. Une fois l’étude achevée, la construction et l’exploitation éventuelles de la raffinerie pourraient ouvrir des marchés aux entreprises américaines capables de fournir des équipements, des technologies et de l’expertise dans le traitement des minerais.
Les programmes financés par l’USTDA sont d’ailleurs exécutés par des entreprises américaines. Pour la RDC, la logique est différente mais complémentaire : capter davantage de valeur avant l’exportation.
Buenassa développe dans le Lualaba une raffinerie hydrométallurgique destinée à produire notamment des cathodes de cuivre de qualité LME ainsi que du cobalt sous forme de métal et de sulfate.
L’entreprise indique vouloir s’approvisionner auprès d’opérations minières existantes plutôt que disposer de sa propre mine.
« Buenassa est fière d’être la première entreprise congolaise privée à traduire cette vision bilatérale en une raffinerie de cuivre et de cobalt de classe mondiale », affirme Eddy Kioni.
Cette articulation explique aussi le lien établi par le Gouvernement congolais avec le corridor de Lobito.
Le projet ne vise pas uniquement à raffiner du cuivre et du cobalt : il cherche à connecter une capacité industrielle implantée au Lualaba aux circuits logistiques donnant accès aux marchés atlantiques.
La veille de l’accord avec Buenassa, l’USTDA avait également annoncé le financement d’une étude consacrée au renforcement de l’électricité dans le Lualaba et le long du corridor de Lobito, notamment au bénéfice des activités minières.
Pour Buenassa, l’équation consiste donc à réunir trois maillons, à savoir ;
Primo, un approvisionnement traçable ;
Secundo, une transformation réalisée en RDC ;
Tertio, un accès sécurisé aux marchés internationaux.
Ainsi donc, préconisent les experts, l’étude financée par l’USTDA devrait précisément déterminer si cette architecture peut être transformée en projet industriel financièrement viable.
DecryptEco | RDC & Afrique
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