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Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a lancé ce lundi 21 septembre le portail HYDRO-RDC. La nouvelle cartographie nationale recense 3 349 sites hydroélectriques représentant un potentiel estimé à 167,2 GW, dont 251 disposent déjà d’aménagements en exploitation ou à l’arrêt.
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Accessible en ligne, cette base doit aussi servir de référence dans l’octroi des concessions et donner aux développeurs un point d’entrée pour identifier et préparer de nouveaux projets électriques.
La République démocratique du Congo met désormais une géographie beaucoup plus précise sur son potentiel hydroélectrique. Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, procède ce lundi 21 septembre 2026 au lancement officiel du portail HYDRO-RDC, qui donne accès à la nouvelle cartographie nationale des sites hydroélectriques.
Le gouvernement y recense 3 349 sites totalisant une puissance potentielle estimée à 167,2 GW. Aimé Sakombi Molendo est à la tête de ce ministère depuis août 2025.
Le chiffre donne surtout une nouvelle dimension au marché potentiel. Sur ces 3 349 sites, 251 disposent déjà d’aménagements, en exploitation ou à l’arrêt, soit environ 7,5 % de l’inventaire.
La majeure partie de la cartographie porte donc sur des ressources qui devront encore passer par les étapes de qualification technique, environnementale, commerciale et financière avant de devenir des centrales.
HYDRO-RDC doit permettre aux investisseurs, développeurs et acteurs publics de consulter, visualiser et rechercher les informations disponibles sur les différents sites.
La centralisation réduit un premier obstacle : la dispersion des données nécessaires à l’identification des opportunités.
Elle peut notamment faciliter la présélection des sites avant des études plus coûteuses portant sur la faisabilité technique, l’hydrologie, le raccordement au réseau, les impacts environnementaux ou encore l’existence d’une demande électrique suffisante.
L’exercice élargit fortement la photographie disponible. Une étude réalisée avec l’appui de la Banque mondiale et publiée en 2021 avait validé la localisation de 575 sites d’au moins 2 MW, représentant 89 499 MW, soit près de 90 GW.
Elle avait également classé ces sites selon leur taille, leur proximité avec la demande, les réseaux électriques, les infrastructures d’accès ainsi que plusieurs critères techniques, sociaux et environnementaux.
Le nouveau recensement porte sur un périmètre beaucoup plus large et ne peut donc être comparé mécaniquement à cette ancienne base. Il fait toutefois passer l’inventaire annoncé de 575 à 3 349 sites et porte le potentiel recensé à 167,2 GW.
Cette cartographie a aussi une portée réglementaire. L’ordonnance-loi n°25/025 du 5 février 2025 a modifié le cadre légal du secteur de l’électricité.
Elle prévoit notamment que l’octroi des concessions s’effectue suivant la cartographie énergétique fixée par le ministre ayant l’électricité dans ses attributions.
Pour les développeurs, HYDRO-RDC n’est donc pas seulement un outil d’information. La cartographie entre directement dans le parcours réglementaire des futurs projets, tout en donnant une première lecture de leur localisation et de leur potentiel.
L’inventaire ne suffit cependant pas à transformer un site en actif électrique. Dans ses interventions dans l’énergie en Afrique, l’IFC accompagne notamment les études de faisabilité, la structuration financière, les évaluations techniques et environnementales ainsi que le développement de projets à un stade précoce avant la mobilisation de capitaux privés.
Un site identifié devrait ainsi disposer d’une ressource hydrologique suffisamment documentée, d’un débouché pour l’électricité produite, d’un schéma de raccordement, d’un cadre contractuel et de revenus capables de couvrir l’investissement et les risques.
Le potentiel rencontre une demande considérable. La Banque mondiale relevait encore en 2025 que seul environ un Congolais sur cinq avait accès à l’électricité.
Dans ce marché, HYDRO-RDC peut aider à rapprocher les ressources hydrauliques des besoins industriels, miniers, urbains et ruraux.
Les 167,2 GW restent un potentiel, non une capacité disponible. Mais avec 3 349 sites désormais recensés dans la nouvelle cartographie, la RDC dispose d’une base plus structurée pour transformer progressivement sa géographie hydraulique en portefeuille de projets à étudier, financer et construire.
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