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Le réseau routier national est passé d’environ 3 000 kilomètres en 2019 à près de 8 000 kilomètres aujourd’hui.
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Malgré cette progression, Kinshasa ne dispose encore que d’environ 1 000 kilomètres de voirie pour un besoin estimé à 6 000 kilomètres.
Relier les provinces, réduire les distances économiques et faciliter la circulation des personnes comme des marchandises figurent parmi les principaux défis de développement de la République démocratique du Congo. C’est dans cette perspective que le gouvernement met en avant une progression significative de son réseau routier national, passé d’environ 3 000 kilomètres en 2019 à près de 8 000 kilomètres à ces jours, soit une hausse de 167 % en l’espace de six ans.
Ces chiffres ont été présentés lors du briefing de presse du gouvernement du 09 juin 2026 consacré aux infrastructures, animé par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, et le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la connectivité d’un pays de dimension continentale où l’état des infrastructures demeure un facteur déterminant pour le commerce intérieur, la mobilité des populations et l’intégration des marchés.
Parmi les projets les plus emblématiques figure la Route nationale n°1, un corridor de près de 3 300 kilomètres appelé à relier Banana au Haut-Katanga.
Une fois achevé, cet axe permettra de connecter davantage les espaces de production, de consommation et d’exportation.
Autre projet majeur : la Route nationale n°2. Longue de 1 080 kilomètres dans sa première phase, elle accueillera la première autoroute de l’histoire de la RDC avec deux fois deux voies.
Le programme comprend également la construction d’un pont de 714 mètres entre la Lomami et le Maniema, appelé à devenir le deuxième plus long ouvrage du pays après le pont Maréchal.
Les autorités ont également évoqué les avancées attendues sur les Routes nationales n°4, n°6, n°7, n°8, n°16 et n°17, autant d’infrastructures destinées à améliorer les connexions entre les provinces et à réduire l’isolement de plusieurs zones du territoire.
La question des infrastructures se pose également avec acuité dans les centres urbains. À Kinshasa, dont la population dépasse aujourd’hui les 18 millions d’habitants, les besoins en voirie sont estimés à environ 6 000 kilomètres pour un territoire de près de 10 000 km². Le réseau disponible atteint actuellement près de 1 000 kilomètres, soit environ 17 % des besoins identifiés.
Cette réalité illustre l’ampleur du chantier à mener : développer les grands corridors nationaux tout en renforçant les infrastructures urbaines indispensables au fonctionnement des villes.
Au-delà des chiffres annoncés, ces investissements traduisent une volonté de remailler progressivement le territoire national autour de grands corridors de circulation.
Dans un pays où le transport demeure l’un des principaux déterminants du coût des biens, de l’accès aux marchés et de la compétitivité des entreprises, chaque kilomètre de route supplémentaire contribue à rapprocher les bassins de production des centres de consommation, à réduire les délais de transport et à renforcer l’intégration économique entre les provinces.
Le défi reste toutefois considérable, notamment dans les centres urbains où les besoins continuent de croître plus rapidement que les infrastructures disponibles, constatant les experts.
DecryptEco
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