Le cuivre confirme sa dynamique haussière sur les marchés internationaux, dans un contexte de demande soutenue et de recomposition progressive des équilibres mondiaux. Pour la période du 27 avril au 2 mai 2026, le prix de ce métal stratégique est projeté à 13.177 USD la tonne, contre 12.836 USD une semaine auparavant, soit une progression de 341 USD, selon la mercuriale publiée par le ministère du Commerce extérieur.
Ce niveau de prix marque un nouveau seuil, après un repli observé au mois de mars dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques.
Depuis le début du mois d’avril, les cours s’orientent de nouveau à la hausse, portés par les anticipations de reprise de l’activité industrielle mondiale et par les besoins croissants liés à l’électrification des économies.
Pour la République démocratique du Congo, premier producteur africain de cuivre, cette évolution conforte la place du secteur minier dans la structure économique nationale.
D’après le ministère des Mines, la production a avoisiné 3,5 millions de tonnes en 2025, pour des exportations estimées à 3,4 millions de tonnes. Ces volumes traduisent le poids du cuivre dans la formation des recettes d’exportation et dans l’alimentation des réserves en devises.
Dans le même mouvement, les autres produits miniers exportés affichent une orientation globalement favorable. Le zinc est attendu à 3.437 USD la tonne, contre 3.303 USD précédemment. L’étain progresserait également à 50.147 USD la tonne, contre 48.231 USD une semaine plus tôt. Le cobalt, en revanche, se stabilise à 55.604 USD la tonne, traduisant une phase d’équilibre sur ce segment du marché.
L’or évolue lui aussi à la hausse, avec un prix projeté à 155,28 USD, contre 153,87 USD la semaine précédente.
Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large de valorisation des actifs considérés comme refuges dans un environnement international incertain.
Au-delà des niveaux de prix, cette séquence traduit un environnement de marché caractérisé par une demande soutenue en métaux stratégiques, dans un contexte de transformation industrielle globale.
Pour la RDC, cette configuration ouvre des marges de consolidation des recettes extérieures, tout en renforçant la sensibilité de l’économie aux cycles des matières premières.
Le franchissement du seuil des 13.000 USD la tonne pour le cuivre s’inscrit dans une phase de tension relative entre l’offre et la demande à l’échelle mondiale. La montée en puissance des chaînes de valeur liées à la transition énergétique, combinée à des contraintes d’investissement dans l’extraction, soutient durablement les cours. Dans ce contexte, l’enjeu pour la RDC réside dans la capacité à capter davantage de valeur, à travers la transformation locale et une gestion plus fine des revenus miniers, afin de stabiliser les équilibres macroéconomiques.
DecryptEco
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