Au cœur des discussions : mieux aligner les interventions de la FAO sur les priorités nationales de la République démocratique du Congo. Il s’agit notamment d’accélérer la transformation du secteur agricole, de renforcer la sécurité alimentaire et de bâtir une résilience durable face aux crises qui affectent les communautés.
L’enjeu dépasse la simple coopération technique. Pour Kinshasa, il s’agit désormais de mieux coordonner l’aide au développement afin d’en maximiser l’impact concret sur le terrain. Planification stratégique, mobilisation des ressources et évaluation des résultats : les deux parties plaident pour une approche intégrée, capable de produire des effets visibles et durables.
« Notre ambition est de bâtir des synergies efficaces avec nos partenaires pour répondre de manière cohérente et durable aux défis du développement », a souligné le Ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo.
Derrière cette relance du partenariat se dessine une réalité bien connue des experts : la RDC dispose d’un des potentiels agricoles les plus vastes au monde. Avec entre 80 et 120 millions d’hectares de terres arables, le pays se classe parmi les premières puissances agricoles théoriques, juste derrière le Brésil. Pourtant, regrettent-ils, à peine 10 % de ces terres sont aujourd’hui exploitées.
Ce paradoxe illustre un sous-développement structurel du secteur, en dépit de conditions climatiques favorables tout au long de l’année. Manque d’infrastructures, faible mécanisation, accès limité au financement et insuffisante structuration des filières continuent de freiner l’essor agricole.
Pour les analystes, le renforcement du partenariat avec la FAO intervient donc à un moment charnière. « L’enjeu n’est plus de démontrer le potentiel, mais de le transformer en production réelle et en valeur économique », résument plusieurs spécialistes du développement rural.
Dans cette perspective, l’accent mis sur la planification et la coordination apparaît déterminant. Une meilleure articulation entre politiques publiques et appui des partenaires pourrait permettre d’enclencher un cercle vertueux : hausse de la production, amélioration des revenus ruraux et réduction de la dépendance alimentaire.
La convergence de vues entre le gouvernement congolais et la FAO traduit une évolution notable ; l’agriculture n’est plus perçue comme un secteur de subsistance, mais comme un pilier stratégique de développement.
DecryptEco
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