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Le projet de budget 2027, évalué à 56.930 milliards CDF, soit 24,8 milliards USD, affiche une progression de près de 12 %.
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Les investissements publics atteignent 13.722 milliards CDF, tandis que 825 milliards CDF sont consacrés au développement des 145 territoires.
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré recevable, le vendredi 30 octobre 2026, le projet de loi de finances 2027, après deux journées de débats consacrées aux orientations économiques et budgétaires du Gouvernement.
Cette décision fait suite aux éclaircissements apportés par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, sur les préoccupations des députés, particulièrement en matière de mobilisation des recettes, d’investissements publics et de financement des politiques sociales.

Évalué à 56.930 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 24,8 milliards USD, le projet budgétaire enregistre une hausse de près de 12 % comparativement au collectif budgétaire de 2026.
Présenté en équilibre entre recettes et dépenses, il s’appuie sur une croissance économique projetée à 5,8 % en 2027, contre 5,6 % en 2026.
Le Gouvernement anticipe également une progression de 15,5 % des recettes courantes, portée notamment par les réformes fiscales et l’amélioration des mécanismes de collecte.
Concernant les priorités nationales, une enveloppe de 14.091 milliards CDF est affectée au pilier gouvernemental couvrant la défense, la sécurité, la justice et la diplomatie.
Les investissements publics bénéficient, quant à eux, de 13.722 milliards CDF, soit une augmentation annoncée de 30 % par rapport à l’exercice précédent.
Sur le plan social, l’Exécutif prévoit la mécanisation de 50.000 agents publics non rémunérés et la mise à la retraite de 30.000 fonctionnaires.
Une dotation de 825 milliards CDF est également destinée à la poursuite du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T).
La Première ministre a également annoncé la sortie de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), présentée comme une avancée pour la crédibilité du système financier national.
Face aux députés, Judith Suminwa a rappelé qu’un budget constitue avant tout « un contrat de confiance entre l’État et le peuple ».
Une déclaration qui replace la question de l’exécution budgétaire au centre des attentes. Car si l’augmentation des crédits traduit une ambition financière, sa portée économique et sociale se mesurera surtout à la mobilisation effective des ressources, à la réalisation des investissements et à l’amélioration des services publics.
Désormais transmis à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (Écofin), le texte fera l’objet d’un examen approfondi avant son retour en plénière.

Cette étape permettra notamment aux députés d’apprécier la crédibilité des prévisions et la cohérence des allocations, dans un contexte où la maîtrise des dépenses et l’efficacité de l’action publique demeurent des exigences essentielles.
DécryptEco | RDC & Afrique
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