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L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) accompagne la mise en service de la première phase du parc solaire de Kamoa-Kakula, dans le Lualaba.
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Au-delà de la production électrique, le projet met en évidence le rôle de la régulation dans la sécurisation des capitaux privés, la stabilité des contrats et la prévisibilité des tarifs de l’électricité.
Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a procédé, le vendredi 16 octobre 2026, à l’inauguration officielle de la première phase du parc solaire de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba.

D’une capacité solaire de pointe d’environ 430 mégawatts (MW), cette infrastructure représente un investissement privé évalué à 522 millions USD. Elle résulte d’un partenariat entre Kamoa Copper, CrossBoundary Energy et GreenWorld Énergie.
Présente à cette cérémonie, la Directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Soraya Aziz Moto, a souligné l’importance de cet investissement pour le développement du marché électrique congolais.
« Ce qui a été possible à Kamoa-Kakula est possible ailleurs en République démocratique du Congo », a-t-elle déclaré, mettant en avant les possibilités de mobilisation des capitaux privés dans le secteur énergétique national.
L’intervention de l’ARE dans ce projet repose principalement sur trois dimensions : la sécurité juridique des investissements, la conformité technique des installations et l’encadrement des tarifs.
Sur le plan juridique, le régulateur a accompagné les promoteurs dans les procédures d’autorisation et la sécurisation des engagements contractuels.
Sur le plan technique, son intervention concerne la conformité des infrastructures et les conditions de raccordement électrique.
Enfin, l’analyse tarifaire vise à concilier la rentabilité des investissements avec la prévisibilité des coûts supportés par les acheteurs d’électricité.
Pour les experts du secteur énergétique, cette approche constitue un levier important de mobilisation des capitaux privés.
Les investisseurs privilégient généralement les projets disposant de garanties réglementaires, de contrats d’achat solides et de perspectives de revenus suffisamment stables pour assurer le remboursement des financements.

Le modèle développé à Kamoa-Kakula présente également un intérêt industriel. D’après Ivanhoe Mines, les installations solaires, associées à des batteries, fournissent désormais 60 MW d’électricité en continu au complexe minier, contribuant à réduire sa consommation de diesel.
Cette expérience illustre ainsi la possibilité de financer des capacités électriques importantes à partir d’une demande industrielle identifiée.
Dans cette perspective, Soraya Aziz Moto a réaffirmé la disponibilité du régulateur à accompagner les nouveaux investissements.
« L’ARE se tient prête à accompagner chaque projet sérieux avec la même rigueur, la même transparence et la même disponibilité administrative », a-t-elle assuré.
Pour les experts, la portée économique de cette réalisation dépasse le seul secteur minier. Elle met en évidence le potentiel d’un modèle associant financement privé, contrats d’achat d’électricité et encadrement réglementaire.
À travers cette réalisation, l’ARE entend renforcer la confiance des investisseurs et favoriser la multiplication de projets énergétiques capables d’accompagner l’industrialisation de la RDC.
DécryptEco | RDC & Afrique
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