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Présente à Lusaka, en Zambie, lors de l’Energy Forum for Africa, l’ARE a défendu une meilleure coordination des réglementations nationales pour faciliter les échanges transfrontaliers d’électricité.
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Cette orientation rejoint les réformes engagées en RDC, notamment l’élaboration d’un code de raccordement au réseau et la modernisation des mécanismes de régulation tarifaire.
L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) de la République démocratique du Congo (RDC) entend contribuer à l’intégration des marchés électriques africains à travers l’harmonisation des cadres réglementaires nationaux.
Cette orientation a été mise en avant lors de l’Energy Forum for Africa, organisé du 6 au 9 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, sous le thème « Driving a Borderless Energy Future for Africa », consacré à la construction d’un avenir énergétique africain sans frontières.
Représentant l’ARE, son Directeur général adjoint, Maître Marco Kuyu, a participé à un panel consacré à l’harmonisation de la régulation régionale, une démarche destinée à faciliter la circulation de l’électricité entre les pays africains.

Concrètement, cette harmonisation consiste à rapprocher les règles techniques, commerciales et tarifaires qui encadrent le transport et la vente d’électricité entre plusieurs États.
Elle permettrait notamment à un producteur installé dans un pays de vendre plus facilement son électricité à des entreprises ou à des distributeurs situés dans un pays voisin, sous réserve des capacités disponibles sur les réseaux.
Pour la RDC, cette orientation rejoint plusieurs réformes engagées par l’ARE dans le cadre de la modernisation du marché national de l’électricité.
Le 25 septembre 2026, l’institution et la Banque africaine de développement (BAD) ont clôturé des ateliers de validation des outils élaborés dans le cadre du projet AESTAP-RDC.
Ces travaux ont notamment porté sur l’étude du coût du service électrique, la méthodologie tarifaire et le Code de raccordement au réseau, également appelé Grid Code. Ce dernier doit définir les conditions techniques et de sécurité permettant aux producteurs d’accéder aux infrastructures électriques existantes.
Son application pourrait faciliter l’intégration de nouvelles centrales et améliorer les conditions d’accès au réseau pour les opérateurs privés, une exigence également importante pour les échanges internationaux.
La réforme tarifaire vise, pour sa part, à établir des méthodes transparentes de calcul des coûts de production, de transport et de distribution de l’électricité.
Ces instruments doivent permettre de mieux encadrer les relations commerciales entre producteurs, gestionnaires des réseaux et consommateurs. Cette évolution prend une dimension particulière dans les relations énergétiques entre la RDC et la Zambie.
Le 6 octobre 2026, un mémorandum d’investissement a été signé pour le projet d’interconnexion Kalumbila-Kolwezi, prévoyant une ligne électrique de 330 kilovolts destinée à relier les deux pays.
Le projet prévoit une capacité de transport de 700 mégawatts.
De telles infrastructures nécessitent des règles communes concernant l’accès aux lignes, la sécurité des installations et les conditions commerciales des échanges.
En marge du forum, Maître Marco Kuyu, accompagné de la délégation de la Primature, a également rencontré les responsables de l’autorité zambienne de régulation de l’énergie.
Cette rencontre a notamment porté sur le partage d’expériences et le renforcement de la coopération institutionnelle entre les deux régulateurs, dans la perspective d’une meilleure coordination des marchés électriques nationaux.
L’application effective des instruments réglementaires, le développement des interconnexions et la conclusion d’accords commerciaux entre opérateurs constitueront des étapes importantes pour faciliter la circulation de l’électricité entre les pays africains.
DécryptEco | RDC & Afrique
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