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RDC : KoBold Metals annonce la numérisation de 300 000 pages d’archives géologiques à l’UNILU

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  • L’entreprise américaine KoBold Metals indique avoir numérisé 300 000 pages de documents géologiques de l’Université de Lubumbashi en cinq mois, dans le cadre d’un partenariat consacré à la préservation et à la diffusion des données scientifiques congolaises.

  • Accessibles gratuitement sur une plateforme numérique, ces archives peuvent servir à la recherche universitaire et à l’exploration minière, en facilitant l’exploitation de données historiques sur le sous-sol de la RDC.

L’entreprise américaine KoBold Metals annonce avoir numérisé 300 000 pages d’archives géologiques conservées à l’Université de Lubumbashi (UNILU), dans le sud-est de la République démocratique du Congo.

Réalisée en cinq mois, selon l’entreprise, cette opération vise à préserver des documents scientifiques historiques et à les rendre accessibles gratuitement aux chercheurs, aux étudiants, aux professionnels du secteur minier et au public. Les documents sont consultables sur la plateforme rdc.rocks, mise à disposition dans le cadre du projet.

Le fonds comprend notamment des cartes géologiques, des photographies, des rapports techniques et des études d’exploration portant sur différentes régions du territoire congolais.

Cette initiative s’inscrit dans le partenariat entre KoBold Metals et l’Université de Lubumbashi, officialisé à la fin de l’année 2025. Elle prolonge également les engagements pris entre l’entreprise et les autorités congolaises en juillet 2025 pour faciliter l’accès public aux données géoscientifiques historiques de la RDC.

L’intérêt économique de cette numérisation réside principalement dans la disponibilité d’informations susceptibles d’être utilisées lors des premières phases de l’exploration minière.

L’identification de nouveaux gisements nécessite généralement la collecte et l’analyse de données géologiques, géophysiques et géochimiques, auxquelles s’ajoutent les travaux de terrain.

L’accès aux études anciennes permet aux opérateurs de consulter des observations déjà réalisées, de comparer plusieurs générations de travaux scientifiques et d’identifier les secteurs nécessitant des investigations complémentaires.

Cette disponibilité peut limiter certaines recherches documentaires répétitives et améliorer la préparation des campagnes d’exploration, sans garantir pour autant la découverte de ressources commercialement exploitables. Pour les établissements universitaires, l’ouverture de ces archives élargit également les possibilités de recherche.

Des documents auparavant conservés physiquement peuvent désormais être consultés à distance, facilitant leur utilisation dans les travaux académiques, les analyses historiques et les études géologiques comparatives.

La démarche intervient alors que la question de l’accès aux données géoscientifiques occupe une place croissante dans le développement de l’industrie extractive congolaise.

En juillet 2025, un accord associant notamment KoBold Metals, le Service géologique national du Congo et le Cadastre minier prévoyait la numérisation et la publication gratuite d’archives géologiques historiques.

La mise à disposition de ces informations ne se substitue toutefois ni aux autorisations minières ni aux études techniques nécessaires avant toute exploitation.

Elle constitue un outil documentaire dont la valeur dépend notamment de la qualité des données originales, de leur localisation, de leur précision et des possibilités de les confronter aux connaissances géologiques actuelles.

Le volume annoncé de 300 000 pages représente une production moyenne d’environ 60 000 pages par mois sur les cinq mois de travail.

Ce chiffre mesure l’avancement de la numérisation, mais ne permet pas, à lui seul, d’évaluer la proportion du fonds documentaire total de l’université déjà traitée.

Le projet pourrait se poursuivre avec d’autres détenteurs d’archives géologiques congolaises. Les prochaines étapes dépendront notamment de la conclusion de nouveaux partenariats, de l’identification des fonds à traiter et des moyens affectés à leur conservation numérique.

À ce stade, aucun budget détaillé de l’opération ni calendrier exhaustif d’extension n’a été rendu public dans les sources consultées.

DécryptEco | RDC & Afrique

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