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Le gouvernement congolais a lancé, le 5 octobre 2026, un programme de cartographie géophysique et géologique prévu sur trois ans, en partenariat avec Xcalibur Smart Mapping.
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La campagne prévoit plus de 3 millions de kilomètres linéaires de relevés géophysiques, avec huit aéronefs déjà mobilisés et jusqu’à douze appareils attendus au plus fort des opérations.
La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé, le lundi 5 octobre 2026 à Kinshasa, une campagne de cartographie géophysique aéroportée et géologique destinée à améliorer la connaissance de son sous-sol.
Prévu sur une période de trois ans, ce programme est réalisé en partenariat avec l’entreprise spécialisée Xcalibur Smart Mapping.
Selon un communiqué du ministère des Mines, les opérations doivent couvrir environ 35 % du territoire national, notamment dans les provinces du Kongo Central, du Kwango, du Kasaï ainsi que dans la région du Grand Katanga.
Des travaux de cartographie géologique et de géochimie sont également programmés sur une superficie de près de 700 000 kilomètres carrés.
La campagne prévoit l’acquisition de plus de 3 millions de kilomètres linéaires de données géophysiques.
Cette mesure correspond à la distance cumulée des lignes de relevés parcourues par les aéronefs, et non à la superficie du territoire étudié. Sur le plan opérationnel, huit aéronefs sont déjà mobilisés en RDC. Leur nombre devrait atteindre douze appareils au plus fort des activités, précise le ministère.
Ces appareils utiliseront plusieurs techniques, notamment la magnétométrie, la radiométrie, la gravimétrie et les méthodes électromagnétiques.
Ces procédés permettent de mesurer différentes propriétés physiques des roches afin de mieux comprendre les structures géologiques souterraines et de repérer les zones susceptibles de présenter un potentiel minéral.
Les données collectées seront ensuite traitées et interprétées à l’aide de technologies numériques, notamment XENAI, une plateforme développée par Xcalibur intégrant des outils d’intelligence artificielle.
Ces informations permettront d’orienter les recherches géologiques vers des zones jugées prioritaires. Toutefois, l’identification d’une anomalie géophysique ne signifie pas automatiquement la découverte d’un gisement économiquement exploitable.
La coordination technique du programme est assurée par le Service géologique national du Congo (SGN-C), sous la tutelle du ministère des Mines.
Son financement est assuré par le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), selon les informations publiées par le SGN-C. Le programme comprend également un volet consacré au transfert des compétences.
Des experts congolais participeront aux opérations et bénéficieront de formations pratiques aux côtés des équipes internationales de Xcalibur.
Pour le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, cette campagne doit permettre à la RDC de mieux connaître son territoire et d’améliorer la maîtrise de ses ressources minérales.
Sur le plan économique, une connaissance plus précise du sous-sol peut contribuer à réduire les incertitudes liées à l’exploration minière.
Elle permet notamment aux entreprises de mieux cibler leurs investissements et d’éviter certaines dépenses de prospection dans des zones insuffisamment documentées.
Pour les pouvoirs publics, les résultats attendus devraient également faciliter l’identification du potentiel minier national et la planification des futures activités d’exploration.
Le communiqué du ministère ne précise toutefois pas le coût global du programme. L’appréciation de ses résultats dépendra notamment des superficies effectivement couvertes, de la qualité des cartes produites et de leur utilisation dans les décisions d’exploration minière.
DécryptEco | RDC & Afrique
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