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À fin juillet 2026, la BCC avait constitué 50 % de son objectif annuel de réserves en or monétaire, avec 2,5 tonnes acquises sur les 5 tonnes visées.
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À travers son partenariat avec DRC Gold Trading SA, l’institution entend diversifier ses réserves internationales et valoriser l’or issu de la production artisanale congolaise.
La Banque centrale du Congo (BCC) poursuit la constitution de ses réserves en or monétaire. À fin juillet 2026, l’institution avait déjà acquis 2,5 tonnes d’or, soit 50 % de son objectif annuel fixé à 5 tonnes d’ici décembre 2026.
Ces chiffres ont été présentés par le gouverneur de la BCC, André Wameso Nkualoloki, lors d’une conférence économique organisée à Kolwezi, dans la province du Lualaba, autour de la stabilité macroéconomique et de la transformation du secteur minier.
En termes de volume, les acquisitions réalisées représentent 2 500 kilogrammes d’or, sur une cible de 5 000 kilogrammes.
La Banque centrale devait ainsi mobiliser 2,5 tonnes supplémentaires entre août et décembre pour atteindre son objectif annuel.
Cette opération s’inscrit dans une stratégie de diversification des réserves internationales, traditionnellement constituées principalement de devises étrangères.
L’or monétaire représente, à cet égard, un actif de réserve supplémentaire. Contrairement aux devises, dont la valeur évolue notamment en fonction des politiques monétaires étrangères, il permet de répartir les avoirs de la Banque centrale entre plusieurs catégories d’actifs.
Cette diversification contribue à réduire la concentration des réserves sur les monnaies étrangères, sans supprimer les risques liés aux fluctuations du prix de l’or sur le marché international.
La progression des acquisitions intervient dans un contexte d’amélioration des réserves internationales congolaises.
Selon les données présentées par André Wameso, leur niveau est passé de 1,7 milliard USD en 2021 à 8 milliards USD à fin juillet 2026, avant de revenir à 7,8 milliards USD à fin septembre.
Sur cette période, les réserves ont ainsi été multipliées par environ 4,6, correspondant à une augmentation de 6,1 milliards USD par rapport à leur niveau de 2021. À fin septembre, elles représentaient près de trois mois d’importations de biens et services.
Cet indicateur mesure la capacité du pays à financer ses achats extérieurs à partir de ses avoirs de réserve.
Parallèlement, la BCC poursuit l’assouplissement de sa politique monétaire, après plusieurs années de tensions inflationnistes.
Le taux directeur, précédemment porté à 25 %, a été ramené à 12,5 % en juillet 2026. Ce niveau a été maintenu lors de la réunion du Comité de politique monétaire du 8 octobre à Kolwezi, dans un contexte d’inflation annuelle estimée à 7,25 % à fin septembre.
Toutefois, la détente monétaire ne s’est pas encore entièrement répercutée sur le financement des entreprises.
Le taux débiteur moyen des crédits en francs congolais est passé de 24,9 % à fin 2024 à environ 21 % en juin 2026, soit une réduction de 3,9 points de pourcentage.
Malgré cette amélioration, le coût du crédit demeure élevé pour les entreprises qui souhaitent financer leurs investissements en monnaie nationale.
La constitution de réserves en or s’appuie également sur une stratégie de valorisation de la production aurifère nationale.
Le 20 février 2026, la BCC a conclu un accord avec DRC Gold Trading SA, entreprise du portefeuille de l’État chargée notamment de l’achat, de la traçabilité et de la commercialisation de l’or artisanal.
Ce partenariat permet de canaliser une partie de la production artisanale vers les réserves officielles, après transformation en or monétaire répondant aux standards internationaux.
L’enjeu consiste également à renforcer les circuits formels de commercialisation, améliorer la traçabilité des transactions et limiter les sorties frauduleuses d’or.
Cette orientation rejoint le Plan stratégique 2025-2030 de DRC Gold Trading SA, qui ambitionne de capter 50 tonnes d’or par an à l’horizon 2030, contre plus de 11 tonnes cumulées déjà annoncées par l’entreprise en juin 2026.
Ces volumes concernent l’activité de collecte et de commercialisation de l’entreprise, distincte de l’objectif de 5 tonnes de réserves fixé par la BCC pour 2026.
La stratégie prévoit également le développement des capacités nationales de raffinage, afin de mieux intégrer la production artisanale dans les circuits financiers officiels et d’accroître la valeur économique conservée dans le pays.
Pour la RDC, cette articulation entre production aurifère, commercialisation formelle et constitution de réserves monétaires ouvre une perspective de valorisation financière de ses ressources naturelles, au-delà de leur seule exportation.
DecryptEco | RDC & Afrique
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