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L’Inspection générale des finances (IGF) lance le recrutement d’un cabinet spécialisé pour concevoir et déployer son Hub national de données financières, dans le cadre de son programme de digitalisation 2026-2028.
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Prévue pour une durée de douze mois, la mission vise à centraliser et sécuriser les données financières publiques afin d’améliorer les contrôles, les audits et la détection des risques. Les candidatures sont attendues au plus tard le 30 octobre 2026.
L’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo poursuit la modernisation de ses mécanismes de contrôle des finances publiques. L’institution recherche un cabinet spécialisé dans les technologies de l’information et l’ingénierie des données pour concevoir et déployer l’entrepôt de données financières de son futur Hub national.
Les cabinets intéressés disposent d’un délai allant jusqu’au 30 octobre 2026, à 12 heures, pour soumettre leurs manifestations d’intérêt.
La mission, prévue pour une durée de douze mois, s’inscrit dans le Schéma directeur de digitalisation 2026-2028 de l’IGF, élaboré avec l’accompagnement technique du ministère de l’Économie numérique.
Selon l’avis à manifestation d’intérêt n° 01/PR/IGF/IG-CSA/ETN/CTD/2026, daté du 8 octobre 2026, le projet prévoit la mise en place d’un système sécurisé, évolutif et interopérable, destiné à centraliser, organiser et exploiter les informations nécessaires aux missions de contrôle, d’audit et d’investigation.
Cette infrastructure reposera sur deux composantes technologiques complémentaires : un Data Lake, destiné à conserver les données brutes provenant de différents systèmes d’information, et un Data Warehouse, chargé de structurer ces informations pour faciliter leur exploitation.
Concrètement, cette organisation permettra de rapprocher plusieurs sources de données financières, de retracer les opérations et de produire des tableaux de bord facilitant le travail des inspecteurs.
L’exploitation de ces informations devrait notamment contribuer à identifier plus rapidement les incohérences, à documenter les irrégularités éventuelles et à orienter les missions de contrôle vers les opérations présentant des risques particuliers.
Le cabinet sélectionné devra assurer l’ensemble de la chaîne de traitement des données, depuis leur collecte sécurisée jusqu’à leur restitution sous forme d’indicateurs exploitables.
Les prestations comprendront également la mise en place des mécanismes de chiffrement, de contrôle des accès, de traçabilité et de sauvegarde.
La formation des agents de l’IGF et le transfert de compétences figurent parmi les obligations du futur prestataire.
Concernant les conditions de participation, les candidats devront justifier d’au moins cinq années d’expérience générale dans les technologies de l’information et de trois missions similaires réalisées au cours des dix dernières années.
L’évaluation des candidatures privilégiera les compétences techniques. L’expérience dans les entrepôts de données représentera 30 % de la notation, contre 20 % pour l’intégration et le traitement des informations.
Les autres critères porteront notamment sur la gouvernance, la sécurité des données et l’expérience dans le secteur public.
La sélection sera effectuée suivant une méthode fondée sur la qualité technique et le coût.
Sur le plan institutionnel, ce recrutement accompagne la transition engagée par l’IGF vers un modèle de contrôle davantage fondé sur l’exploitation des données et l’analyse des risques.
Cette orientation devrait permettre aux inspecteurs de disposer d’informations financières mieux organisées, tout en réduisant certaines contraintes liées à la collecte et au traitement manuel des données.
Toutefois, les résultats attendus dépendront notamment de la fiabilité des informations disponibles, de leur actualisation et de la capacité des différents systèmes publics à échanger leurs données.
À terme, le déploiement du Hub national de données financières devrait contribuer à renforcer les capacités d’investigation de l’IGF, à améliorer la traçabilité des opérations et à faciliter l’identification des risques dans la gestion des ressources publiques.
Cette initiative constitue ainsi une étape supplémentaire dans la mise en œuvre du Schéma directeur de digitalisation 2026-2028, qui prévoit de placer les outils numériques et l’analyse des données au cœur de la modernisation du contrôle des finances publiques en RDC.
DecryptEco | RDC & Afrique
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