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RDC : l’ARE examine les conditions d’intégration au réseau d’un projet solaire de 10 MWp

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  • Le projet photovoltaïque de Pannon/Electron prévoit une production annuelle de 15 000 MWh, soit 15 millions de kWh, avec un facteur de charge théorique estimé à 17,1 %.

  • Sous la direction de Soraya Aziz-Moto, l’ARE accompagne l’examen des conditions techniques, économiques et réglementaires nécessaires à l’intégration de cette nouvelle capacité solaire au réseau national.

L’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE), dirigée par Soraya Aziz-Moto, participe aux discussions techniques et économiques autour du projet de centrale photovoltaïque de 10 mégawatts-crête (MWp), porté par le groupement Pannon/Electron.

Cette infrastructure devrait produire 15 000 mégawattheures (MWh) d’électricité par an, selon les prévisions présentées par ses promoteurs.

Le projet a été examiné, le lundi 12 octobre 2026, lors d’une réunion organisée à l’initiative du ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi.

Les échanges ont réuni plusieurs acteurs du secteur électrique national, avec pour objectif d’évaluer les conditions de développement de cette nouvelle capacité de production.

Pour l’ARE, les discussions ont principalement porté sur la viabilité économique du projet, ses caractéristiques techniques et les exigences liées à son futur raccordement au réseau national.

Sur le plan énergétique, les prévisions de Pannon/Electron correspondent à une production annuelle de 15 millions de kilowattheures (kWh), soit une moyenne théorique d’environ 41 100 kWh par jour.

Rapportée à la puissance annoncée de 10 MWp, cette production représente environ 1 500 MWh par mégawatt-crête installé chaque année, avec un facteur de charge théorique proche de 17,1 %.

Ces indicateurs permettent d’apprécier le rendement énergétique attendu. La puissance de 10 MWp désigne toutefois la capacité maximale des panneaux dans des conditions de référence, et non une production constante.

Cependant, le volume effectivement injecté dépendra notamment de l’ensoleillement, des performances techniques des équipements et des capacités du réseau.

La participation de l’ARE intervient dans le prolongement des orientations défendues par sa directrice générale, Soraya Aziz-Moto, en faveur de l’accélération des investissements énergétiques et de la simplification des procédures administratives.

Le 9 octobre 2026, lors de la 12ᵉ édition d’ExpoBéton, la responsable avait notamment insisté sur la nécessité de lever les obstacles réglementaires qui ralentissent certains projets électriques, tout en maintenant les exigences de protection des consommateurs.

Cette approche concerne particulièrement les producteurs privés, dont les investissements nécessitent des autorisations, des conditions tarifaires viables et des garanties techniques pour leur intégration au système électrique.

Le dossier Pannon/Electron intervient également dans un contexte de modernisation des instruments de régulation.

Le 25 septembre 2026, l’ARE et la Banque africaine de développement (BAD) ont clôturé des travaux de validation de trois outils : une étude du coût du service électrique, une méthodologie tarifaire et un code de raccordement au réseau.

Ce dernier doit notamment encadrer les conditions techniques et de sécurité permettant aux producteurs indépendants d’injecter leur électricité dans les infrastructures existantes.

Pour le projet de 10 MWp, les prochaines étapes dépendront donc des conclusions des évaluations techniques, de la solidité du modèle économique et des modalités de raccordement.

À ce stade, les informations communiquées ne précisent ni le coût de l’investissement, ni le calendrier de construction, ni le site d’implantation de la centrale.

L’ARE, sous la direction de Soraya Aziz-Moto, a néanmoins réaffirmé sa disponibilité technique pour accompagner les orientations du ministère dans le respect de ses missions de régulation.

Cette démarche s’inscrit dans la diversification du mix énergétique congolais, encore largement dominé par l’hydroélectricité.

Le développement de nouvelles capacités solaires pourrait contribuer à compléter l’offre existante, sous réserve de leur réalisation effective et de leur intégration aux réseaux de distribution et de transport.

Pour Pannon/Electron, la concrétisation des 15 000 MWh annuels annoncés dépendra désormais du passage des discussions institutionnelles aux décisions techniques, financières et opérationnelles.

DecryptEco | RDC & Afrique

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