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Bank of America anticipe un prix moyen de l’or de 4 000 USD l’once au quatrième trimestre 2026, avant une remontée à 4 813 USD en 2027, selon des prévisions rapportées par Reuters le 12 octobre.
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La hausse du pétrole, le renforcement du dollar et les perspectives de resserrement monétaire américain pèsent sur le métal précieux, avec des conséquences potentielles pour les producteurs aurifères, notamment en République démocratique du Congo.
Bank of America a annoncé, lundi 12 octobre 2026, prévoir un prix moyen de l’or de 4 000 dollars l’once au quatrième trimestre et de 4 813 dollars en 2027. Ces projections interviennent alors que le métal précieux subit les effets de l’appréciation du dollar, des tensions sur les marchés pétroliers liées à la guerre contre l’Iran et des anticipations de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis.
À 10 h 11, heure de New York, l’or au comptant s’échangeait à 4 172,39 dollars l’once, en recul de 0,5 % sur la séance, selon Reuters. La prévision de Bank of America pour le dernier trimestre représente un niveau inférieur d’environ 4,1 % à cette cotation, même si une moyenne trimestrielle ne constitue pas un objectif de prix pour une journée précise.
La banque américaine considère que les pressions à court terme pourraient persister tant que les risques inflationnistes associés à la hausse du pétrole ne se seront pas atténués. Le renforcement du dollar augmente également le coût de l’or pour les acheteurs utilisant d’autres devises, ce qui peut réduire leur demande.
La politique monétaire américaine constitue un autre facteur déterminant. Contrairement aux obligations, l’or ne verse pas d’intérêts. Une hausse des rendements obligataires accroît donc le coût d’opportunité de sa détention et peut conduire certains investisseurs à privilégier les actifs rémunérés.
Les dernières données du World Gold Council permettent de mesurer les changements de comportement des acheteurs. Au deuxième trimestre 2026, les fonds indiciels adossés physiquement à l’or ont enregistré des sorties nettes de 45 tonnes, tandis que les achats nets des banques centrales ont atteint 289 tonnes, contre environ 178 tonnes un an auparavant.
Sur l’ensemble du premier semestre, les achats nets des banques centrales se sont toutefois limités à 345 tonnes, leur niveau le plus faible pour cette période depuis 2022. Bank of America relève également, à partir de son propre indicateur, un ralentissement annuel des achats agrégés des banques centrales, de la Chine et de l’Inde.
Pour la République démocratique du Congo, ces perspectives concernent directement la filière aurifère industrielle. Selon les statistiques du ministère des Mines, la production industrielle nationale a atteint 25,88 tonnes en 2025, dont 25,58 tonnes pour Kibali Gold, soit environ 98,8 % du total.
À volumes constants, un cours international plus élevé augmente la valeur brute théorique de cette production. Le passage d’une moyenne de 4 000 à 4 813 dollars l’once représente une progression d’environ 20,3 %. Cette hausse potentielle ne se traduit toutefois pas automatiquement par une augmentation équivalente des recettes des entreprises ou de l’État, lesquelles dépendent notamment des volumes vendus, des coûts, des contrats commerciaux et de la fiscalité applicable.
La prévision pour 2027 demeure conditionnée à plusieurs évolutions encore incertaines : l’apaisement des tensions géopolitiques, la trajectoire du pétrole, l’inflation américaine et les prochaines décisions de la Réserve fédérale.
Les prochains indicateurs à suivre seront les données américaines sur les prix à la consommation, les décisions de taux de la Fed, les flux des fonds adossés à l’or et les achats des banques centrales. Pour les producteurs congolais, l’évolution des volumes effectivement commercialisés permettra de déterminer dans quelle mesure les variations des cours internationaux se répercutent sur les revenus du secteur.
DecryptEco | RDC & Afrique
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